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Des dérogations pour la fauche ou le pâturage des zones refuges

La sécheresse de l’été a fortement réduit les disponibilités en fourrages pour les élevages. Des dérogations ont donc été prises par la ministre wallonne de l’Agriculture et de la Ruralité afin de pallier, autant que faire se peut, la situation.

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Outre diverses dérogations accordées par le ministre wallon de l’Environnement, Yves Coppieters, dans le cadre du Plan de gestion durable de l’azote, une dérogation a également été octroyée par la ministre wallonne de l’Agriculture et de la Ruralité, Anne-Catherine Dalcq, concernant l’implantation des couverts dans le cadre de la Bcae 6 (lire notre édition du 17 septembre).

En parallèle, la ministre annonçait avoir reconnu les circonstances météorologiques exceptionnelles de cet été comme cas de force majeure pour permettre aux agriculteurs de compenser si nécessaire, le manque de fourrage découlant de la sécheresse. Davantage de précisions quant à ses mesures sont désormais disponibles.

Les parcelles concernées

Le cas de force majeure a été reconnu en ce qui concerne l’obligation de maintenir une zone refuge non fauchée et non pâturée présente dans les interventions suivantes du Plan stratégique wallon de la politique agricole commune :

– l’éco-régime « Cultures favorables à l’environnement » en ce qui concerne la luzerne, la luzerne lupuline, le sainfoin ou l’esparcette ;

– les Mesures agroenvironnementales et climatiques « Prairies naturelles » (MB2), « Prairies à haute valeur biologique » (MC4) et « Parcelles aménagées » (MC7).

Selon la ministre, cette disposition du cahier des charges est susceptible de limiter la mobilisation de ressources fourragères qui peuvent s’avérer nécessaires pour certaines exploitations. « Il apparaît donc opportun de permettre la valorisation de ces surfaces afin d’atténuer les conséquences de la sécheresse », estime-t-elle.

Par conséquent, la fauche ou le pâturage des zones refuges par les éleveurs concernés par ces circonstances météorologiques exceptionnelles ne conduiront pas, pour la campagne de demande d’aide 2026, à l’application d’une sanction en raison du non-respect de cette obligation.

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