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Une filière plus discrète mais bien vivante!

Saucisson, jambon, boudin… rares sont ceux à ne pas avoir de produit à base de porc dans leur frigo. Pas étonnant puisqu’en Belgique, cette viande trône en tête du classement des plus consommées. Dans les fermes aussi, cet animal est un incontournable. Qu’il s’agisse ou non d’une exploitation porcine, certains agriculteurs optent pour un ou plusieurs cochons afin de valoriser certaines ressources de la ferme et, au final, pouvoir déguster un « bon » produit élevé directement chez eux.

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Cependant, alors que le porc détient une place de choix dans le monde agricole, on le voit finalement assez peu… Contrairement aux vaches, moutons, chèvres, il faut vraiment ouvrir l’œil et passer devant un élevage en plein air pour croiser leur chemin. Même topo pour les foires agricoles, où la crise de la peste porcine africaine a sonné la fin de leur présence. Et, alors qu’ils ont toujours fait partie de notre passé collectif, à se protéger du grand méchant loup ou pendus au plafond, force est de constater que, pour le grand public, à part dans les assiettes, les cochons auraient presque disparu !

Pourtant, se rendre dans les fermes porcines, c’est avoir un aperçu de toute la richesse et de la variété de cette filière. Dans ces structures, on peut les rencontrer dans les étables, à côté d’autres animaux, se baladant en prairie ou bien dans des sites à plus grands volumes dont peu de personnes ont déjà franchi les portes. Une mesure liée, évidemment, au risque sanitaire et aux impératifs de biosécurité, mais qui peut donner du grain à moudre à des croyances, fondées ou non, sur ces élevages dont seules quelques images ou vidéos sont diffusées. Dans ce contexte, le métier d’éleveur porcin et ses différents aspects sont devenus presque invisibles pour la plupart des citoyens.

Avec le dossier spécial publié cette semaine dans notre journal, c’est justement ce secteur que nous avons voulu mettre en avant : de sa diversité à ses enjeux, en passant par ses différentes techniques. Nous vous emmènerons d’abord à Faimes, au cœur d’une maternité porcine. Sur caillebotis, avec une précision de chef d’orchestre, le droit à l’erreur n’est pas permis. En évitant les visiteurs, on limite les risques d’introduction de maladies. Pas étonnant, donc, que l’intérieur de ce type de site soit très rarement mis en lumière. De biosécurité, il en sera aussi question lors d’une conférence suivie à l’occasion du Space, à Rennes. Pour ensuite repartir sur le terrain chez Aurélie Lepage et Ludovic Perrin. On change de pays, on change de registre. Dans cet endroit, c’est sur paille qu’évoluent ces animaux.

Des fermes différentes, mais avec un point commun. Elles le savent, les enjeux de la filière porcine évoluent. Ainsi, le bien-être animal n’est plus un défi de demain, c’est aujourd’hui qu’il faut y travailler. Des cases liberté-maternité pour les truies aux interventions sur les porcelets, avec notamment la castration des mâles, les pratiques d’élevage se sont transformées au fil du temps. Autant d’évolutions qui donnent le ton à une filière plus discrète dans notre région, sans pour autant être à la traîne !

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