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Les chargeurs MX dévoilent leurs évolutions

Au début de l’automne, MX, constructeur de chargeurs frontaux et d’outils dans ce domaine, a ouvert ses portes durant une semaine pour accueillir ses concessionnaires, la presse spécialisée ; la semaine s’est terminée par l’accueil des familles des 550 employés de la firme. Durant ces journées, outre l’exposition de matériels construits sur place, il était possible d’assister, et de participer, à des démonstrations.

Temps de lecture : 5 min

La société Mailleux, devenue MX pour la facilité de langage, existe depuis 1951 à Acigné, près de Rennes, en France. Elle a été fondée par Louis Mailleux qui reprenait la forge familiale. L’entreprise familiale tient farouchement à ce statut.

Au fil des ans et des générations de dirigeants, la société n’a cessé de grandir. L’entreprise s’étend aujourd’hui sur 17 ha, dont 4,6 ha couverts. Depuis 65 ans, elle s’est spécialisée dans le domaine des chargeurs frontaux et leurs accessoires.

Durant une semaine, concessionnaires, clients et familles ont pu tester  le matériel MX.
Durant une semaine, concessionnaires, clients et familles ont pu tester le matériel MX.

Avec une équipe de 550 personnes, 60 tonnes d’acier traitées par jour, l’entreprise réalise quasiment tout sur place, à Acigné : conceptions, essais, fabrication, peinture, montage, commercialisation.

Proche du secteur…

Franck Mailleux, directeur commercial : « Nous vivons en Bretagne, grande région agricole. Une bonne partie de nos collaborateurs étant issue du milieu agricole, nous recevons fréquemment des idées de produits à réaliser. Et comme certains membres du personnel les utilisent très fréquemment, ils nous renvoient des commentaires et conseils de première main. C’est pourquoi nous n’avons pas souhaité nous délocaliser dans une zone industrielle. Cela oblige à une certaine rigueur environnementale, qui nous procure un excellent cadre de travail. »

De nombreux outils sont étudiés pour utiliser le chargeur au maximum de ses possibilités.
De nombreux outils sont étudiés pour utiliser le chargeur au maximum de ses possibilités.

… et très spécialisé

L’entreprise française revendique de se focaliser sur son cœur de métier. « À titre d’exemple, nous ne fabriquons pas les vérins hydrauliques. Il existe d’excellents constructeurs dans ce domaine. Pourquoi vouloir les concurrencer ? Par ailleurs, nous abordons toutes les marques de tracteurs avec leurs caractéristiques. Nous ne sommes pas « inféodés » à une marque. Je concède que nous avons des liens privilégiés avec les tracteurs Claas, tout simplement parce que l’usine se situe au Mans, à une centaine de km. Cela représente environ 10 % de nos ventes. »

« Cette spécialisation affirmée explique notre progression et l’évolution des matériels et outils au fil des années », ajoute encore Franck Mailleux.

Protéger le tracteur…

Guillaume Huguet, responsable des ventes pour l’Europe de l’Ouest : « Nous sommes le premier constructeur en France, et le deuxième en Europe, avec des filiales en Allemagne et au Royaume-Uni, et des concessionnaires dans les autres pays. Les ventes en France et à l’exportation sont plus ou moins équivalentes. Notre activité ne se limite pas aux chargeurs frontaux. Parmi les autres fabrications, il y a les adaptations pour fixer les chargeurs sur les tracteurs, les accessoires (bacs, distributrices…) pour les chargeurs et les automoteurs (télescopiques, etc), les pinces à balles (Manubal), sans oublier les systèmes de pilotage (les commandes en cabine). »

Guillaume Huguet: «le concessionnaire dispose d’outils informatiques pour identifier l’adaptation, le chargeur et les équipements, avec calcul immédiat du devis.»
Guillaume Huguet: «le concessionnaire dispose d’outils informatiques pour identifier l’adaptation, le chargeur et les équipements, avec calcul immédiat du devis.»

MX se construit toujours sur le même principe : il faut avant tout protéger ce qui est le plus coûteux, c’est-à-dire le tracteur. C’est la raison d’être du faux châssis. C’est lui qui encaisse les coups, pas le tracteur. Avec les puissances actuelles, on ne peut plus se contenter d’un simple cadre pour la fixation d’un chargeur frontal. À chaque type de tracteur, correspond un faux châssis. Celui-ci ne change pas selon le type de chargeur, il correspond au chargeur le plus puissant disponible pour le type de tracteur. Comme il y a des milliers de tracteurs possibles, cela fait des milliers de combinaisons possibles en matière de faux châssis. « Tout cela est archivé. Nous avons environ 7.500 références pour des tracteurs de 15 à 300 ch. Chaque semaine, nous étudions des adaptations pour de nouveaux modèles de tracteur. Le concessionnaire dispose des outils informatiques pour déterminer le faux châssis adapté au tracteur du client. »

Un faux châssis est destiné à protégé le tracteur.
Un faux châssis est destiné à protégé le tracteur.

Au total, le constructeur propose 5 gammes de chargeurs, en fonction du type de tracteurs (vigneron, classique) et de la puissance. Plusieurs gammes se chevauchent quant à la puissance du tracteur. D’où la possibilité de trouver exactement le chargeur désiré par le client.

Notons que les nouveautés présentées dans cet article concernent les séries A et U.

… et puis le chargeur !

Globalement, la construction atteint 9.000 chargeurs par an, à laquelle s’ajoutent bien d’autres fabrications, adaptations, outils, bacs, mélangeuses distributrices, porte-outils, attelages et masses avant… pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 75 millions d’euros. Le département recherche et développement représente 5,4 % du chiffre d’affaires, et les investissements, 4 %.

« Tout est mis en avant pour protéger les différents organes du chargeur. » Un exemple, les vérins de bennage sont reliés à un double limiteur de pression (clapets anti-choc) qui protège le chargeur aussi bien en marche avant qu’en marche arrière. Un dispositif d’autant plus nécessaire que la puissance des tracteurs augmente. L’étude de la forme du chargeur entre également dans le sens de sa protection. Être résistant ne signifie pas automatiquement être lourd.

Les vérins de bennage sont reliés à un double limiteur de pression (clapets anti-choc) qui protège le chargeur aussi bien en marche avant qu’en marche arrière.
Les vérins de bennage sont reliés à un double limiteur de pression (clapets anti-choc) qui protège le chargeur aussi bien en marche avant qu’en marche arrière.

À noter également le parallélogramme mécanique ou hydraulique destiné à maintenir l’outil quelle que soit la hauteur de levage. Ce dispositif améliore l’efficience de travail.

Faciliter le travail du conducteur

« L’intérieur de l’usine est agencé de manière à perdre le moins de temps possible et à optimiser les opérations », dit Guillaume Huguet. Il en est de même pour l’utilisateur.

Cela démarre dès l’attelage-dételage du chargeur. Il est possible de réaliser l’opération en ne descendant qu’une seule fois du tracteur. Durant celle-ci, le conducteur verrouille l’attelage, escamote les béquilles sous les bras du chargeur, et branche les connexions électriques et hydrauliques en une seule opération.

Les commandes se font via un joystick. MX a une exclusivité : le pilotage basse pression, pour mieux contrôler le débit d’huile. D’autres pilotages sont possibles : par câbles ou par raccordement sur le distributeur (mécanique ou électrique) d’origine du tracteur.

J.F.

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