Ça déménage à Fleurus!

Né en 1988, le bachelier en agronomie de la Haute école offre une double orientation : Agro-Industries et Biotechnologie et Technologie animalière. Pour cette seconde orientation, la HELHa est la seule en Fédération Wallonie-Bruxelles à organiser ce cursus. Concrètement, le choix de l’orientation se fait après une première année commune. Cette orientation répond à un réel besoin de la société d’une formation de type Bachelier en lien avec le bien-être animal. Elle rencontre d’ailleurs un très vif succès auprès des jeunes avec près de 200 étudiants inscrits.

Un regard dans le rétroviseur nous permet de mieux comprendre la décision de s’installer désormais sur le site de l’hôpital Sainte-Thérèse de Montignies.

L’Aéropôle

En 2008, le projet de créer un pôle de formation et de recherche sur le site de l’aéropôle (Gosselies) voit le jour. Rapidement la HELHa (issue en 2009 de la fusion des 3 Hautes Écoles Libres de la Province du Hainaut) participe de manière active au projet du technocampus, auprès d’autres partenaires.

L’établissement voyait dans ce projet l’opportunité d’assurer un enseignement innovant et performant au cœur d’une infrastructure de pointe. En outre, la délocalisation des formations organisées à Fleurus sur ce nouveau campus assurait la croissance de l’école secondaire voisine et propriétaire d’une partie des bâtiments.

Malheureusement, au-delà des accords financiers obtenus, et malgré la bonne volonté des uns et des autres, le projet stagne : d’autres projets voient le jour comme la mise en place de l’Université Ouverte et de la cité des métiers ; les subsides attendus au niveau de la Région Wallonne se résument à des aides remboursables, avec un impact non négligeable sur les budgets.

Le site de Sainte-Thérèse

En octobre 2014, le Conseil d’Administration de la HELHa décide de se retirer du projet de l’Aéropôle et de développer le campus de Montignies-sur-Sambre. La HE est en effet sur le point d’acquérir une partie des bâtiments de l’Hôpital Sainte-Thérèse pour faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants sur ce site.

Un étage de structure légère est prévu au-dessus des ailes de l’hôpital qui abritent la gériatrie et les formations de la catégorie sociale rapatriées en 2010 de la rue Puissant à Charleroi, suite au projet « Rive gauche ». Les plans pour l’aménagement de bureaux, classes et auditoires, initialement prévus pour accueillir les étudiants des formations du paramédical, du social et de l’économique, sont revus à la hausse pour élargir la capacité d’accueil aux formations organisées sur Fleurus.

Le déménagement des formations agronomie et biologie médicale ne peut être envisagé simultanément car ces formations impliquent de nombreuses activités de laboratoires. Des négociations avec l’école secondaire IND permettent de surseoir le départ de ces formations en juillet 2018.

La Haute École acheté le terrain de la Duchère pour 426.000 euros et de nouveaux plans pour la construction de laboratoires sur le site de Montignies sont déposés intégrant un parking de 250 places pour les étudiants.

En juin 2018, le bâtiment des laboratoires sera terminé et les 600 étudiants de Fleurus viendront rejoindre les 1.400 déjà présents sur le site.

Les laboratoires :un sacré plus !

Au niveau des laboratoires, pas moins de 12 salles sont prévues sur 2 niveaux pour une surface totale de 1.800 m2  : des laboratoires de chimie, de physique, de microbiologie, de biologie mais également des laboratoires plus spécifiques comme une salle de culture cellulaire, une salle de pratique pour les étudiants de technologie animalière, un laboratoire de chimie clinique et une salle dédiée aux industries agro-alimentaires. Par ailleurs, la construction d’un local consacré aux étudiants est planifiée pour 2019. Un terrain de sport et des abris pour les vélos viendront agrémenter l’ensemble.

Nul doute que de nouveaux défis attendent l’agronomie sur ce site prometteur. Une cellule développement durable réunissant les différents acteurs issus des différentes catégories est sur le point de voir le jour. La première mission de cette cellule sera de travailler sur la mobilité afin de limiter l’impact du nouveau campus sur l’environnement

D’après Annick Boullar,

directrice,

et Jean-Luc Dubart,

Cellule Communication HELHa