Au Campus de La Reid, la permaculture s’invite dans les cycles de formation

Au Campus de La Reid, la permaculture s’invite dans les cycles de formation

De nombreuses recherches scientifiques le confirment, notre société sera amenée à subir durant les années à venir, des bouleversements majeurs : chocs systémiques liés notamment aux changements climatiques, à la fin de l’énergie bon marché et à la fin de la croissance économique. La volonté de la permaculture est justement d’anticiper et de trouver des solutions pour y faire face.

Tout l’enjeu de ces nouvelles formations est de proposer une vision méthodologique performante aux étudiants et préparer des professionnels à construire rapidement de la résilience.

Non pas une, mais deux formations sont venues renforcer l’enseignement agronomique du Campus de La Reid :

– l’une est proposée aux étudiants du bachelier en agronomie de la Haute école qui forme des professionnels de haut niveau dans les secteurs de l’agro-industrie et biotechnologies, l’environnement, forêt et nature, et les techniques et gestion agricoles. La formation est dispensée en parallèle du cursus, à raison de 72 heures réparties en plusieurs modules. Cette formation complémentaire est un véritable atout dans leur recherche d’emploi.

Davantage d’infos auprès de Jonathan Leruth – jonathan.leruth@gmail.com ;

– la seconde est proposée aux professionnels déjà diplômés en agronomie, en environnement ou en technique horticole. Douze jours de formation répartis sur 6 week-ends, pour un total de 72 heures. La permaculture est peu présente dans le milieu entrepreneurial, cette formation constituera donc une plus-value pour les détenteurs de ce certificat.

Davantage d’infos auprès de Michaël Dossin – hortus.naturalis@hotmail.be.

Le programme de chacune de ces formations est différent mais la philosophie reste la même ! Toutes deux permettent d’obtenir un certificat de permaculture reconnu internationalement.

Retrouvez ci-après les interviews de Michaël Dossin, coordinateur de la formation en permaculture destinée aux diplômés, et de deux futurs agronomes.

Au Campus de La Reid, la permaculture s’invite dans les cycles de formation

De nombreuses recherches scientifiques le confirment, notre société sera amenée à subir durant les années à venir, des bouleversements majeurs : chocs systémiques liés notamment aux changements climatiques, à la fin de l’énergie bon marché et à la fin de la croissance économique. La volonté de la permaculture est justement d’anticiper et de trouver des solutions pour y faire face.

Tout l’enjeu de ces nouvelles formations est de proposer une vision méthodologique performante aux étudiants et préparer des professionnels à construire rapidement de la résilience.

Non pas une, mais deux formations sont venues renforcer l’enseignement agronomique du Campus de La Reid :

– l’une est proposée aux étudiants du bachelier en agronomie de la Haute école qui forme des professionnels de haut niveau dans les secteurs de l’agro-industrie et biotechnologies, l’environnement, forêt et nature, et les techniques et gestion agricoles. La formation est dispensée en parallèle du cursus, à raison de 72 heures réparties en plusieurs modules. Cette formation complémentaire est un véritable atout dans leur recherche d’emploi.

Davantage d’infos auprès de Jonathan Leruth – jonathan.leruth@gmail.com ;

– la seconde est proposée aux professionnels déjà diplômés en agronomie, en environnement ou en technique horticole. Douze jours de formation répartis sur 6 week-ends, pour un total de 72 heures. La permaculture est peu présente dans le milieu entrepreneurial, cette formation constituera donc une plus-value pour les détenteurs de ce certificat.

Davantage d’infos auprès de Michaël Dossin – hortus.naturalis@hotmail.be.

Le programme de chacune de ces formations est différent mais la philosophie reste la même ! Toutes deux permettent d’obtenir un certificat de permaculture reconnu internationalement.

Retrouvez ci-après les interviews de Michaël Dossin, coordinateur de la formation en permaculture destinée aux diplômés, et de deux futurs agronomes.

L’agriculture en phase avec la nature…

Passionnés et déterminés, ils ont suivi la formation l’an dernier et terminent à présent leur cursus. Ils sont actuellement à la tête d’un projet de jardins partagés à Houffalize, sur les anciennes terrasses en pierres sèches des coteaux, bien évidemment dans une approche permacole. Les autorités communales sont très enthousiastes quant à l’aboutissement d’un tel projet, qui reste tant un vecteur de lien social que d’écologie urbaine.

– En quoi est-ce un jardin permaculturel ?

– D’une part, il favorise l’installation d’une grande biodiversité (création de zones non cultivées pour l’habitat de l’entomofaune, de l’avifaune et de l’herpétofaune). D’autre part, la création du jardin se base sur le volontariat, les personnes intéressées échangent et construisent ensemble l’avancée de ce projet. Le partage intergénérationnel fait également partie intégrante du projet : l’objectif étant également de réapprendre aux jeunes les valeurs de la terre et de l’autonomie alimentaire.

– Un exemple de ce qui a déjà été mis en place ?

– Les terrasses de culture sont réfléchies en fonction de leur position dans le coteau et donc de l’énergie nécessaire pour s’y rendre et pour y travailler. Plus la terrasse est haute en altitude, plus elle nécessitera d’énergie pour l’entretenir, les aménagements y sont réduits et l’espace dédié à la nature y est favorisé.

– Quelles raisons poussent les habitants à se diriger vers un jardin partagé ?

– Certains sont intéressés de cultiver et d’apprendre à cultiver, d’autres sont soucieux de partager leur savoir quant à la culture. La permaculture est avant tout une question de partage. Les choses avancent grâce au groupe et non grâce à des actions individuelles. Le thème de ce jardin n’est donc pas focalisé essentiellement sur la production, mais bien sûr la rencontre des habitants d’Houffalize dans un lieu agréable.

– La formation en permaculture vous a-t-elle aidée dans la conception de ce projet ?

– Oui, nous avons d’ailleurs monté une équipe de jeunes bacheliers motivés qui ont participé ont donné de leur temps et de leurs compétences pour que ce projet aboutisse. La formation nous a permis d’élargir notre vision des choses : penser différemment, réfléchir en arborescence et en cycle plutôt que de manière linéaire, et aussi mettre les éléments en relations dans le design.

– Pourquoi avoir choisi de suivre cette formation ?

Bastien Pahaut : Pour découvrir de nouvelles façons de penser quant à la réalisation de projets. Pour faire de nouvelles rencontres et créer des liens dans le milieu de la permaculture.

Bastien Tribolet : Parce qu’il me semble important d’ouvrir les possibilités quant à l’agriculture de demain. Tout le monde se rend compte que le système actuel n’est plus viable, il faut donc chercher de nouvelles manières de cultiver en phase avec la nature. La permaculture apporte certaines réponses ou voies de réflexions dans ce sens.

– Qu’est-ce que cela a apporté à votre bachelier ?

Bastien Pahaut : Une certaine rigueur scientifique apparaît durant le cursus, ce qui est appréciable pour la réalisation de projets tels que des designs.

Bastien Tribolet : Elle apporte avant tout une ouverture d’esprit et un autre point de vue sur les enjeux écologiques actuels. De plus, la formation nous ouvre des possibilités dans certains emplois. J’ai déjà pu trouver du travail dans une microferme pour juillet grâce à cette formation !

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