Can you imagine a world without potatoes?: une formule commune plus puissante que 100 messages différents

«Une question simple, pas de grands  discours… Mais ça fonctionne !», explique Marc de Beaufort du CIP au sujet de la campagne de promotion. DJ
«Une question simple, pas de grands discours… Mais ça fonctionne !», explique Marc de Beaufort du CIP au sujet de la campagne de promotion. DJ

La ministre flamande de l’Agriculture, Joke Schauvliege assistait à ce coup d’envoi. Dans son discours, elle a souligné le fait que la pomme de terre n’était pas seulement un produit nutritif, savoureux et sain, mais aussi un produit économique et d’exportation important pour notre pays, à promouvoir dans le monde entier.

L’action a été lancée en mai dernier au Pérou au siège du CIP. Son objectif, au travers de recherches scientifiques et de projets innovants, est de souligner l’intérêt de la pomme de terre, notamment en ce qu’elle constitue à l’échelle mondiale un moyen de sécurité alimentaire, principalement dans les pays en développement.

En recul, mais pourquoi ?

La demande en pommes de terre baisse dans certaines régions. C’est notamment le cas en Europe qui reste néanmoins- mais de peu- le plus important producteur. D’ici 2050, le Vieux Continent devrait cependant laisser le leadership à la Chine, l’Inde et l’Afrique. L’Empire du Milieu mise en effet de plus en plus sur le tubercule car sa culture demande moins d’eau que le riz et qu’elle prend moins de place.

Mais pourquoi ce recul ? « C’est la question que nous nous sommes posée au CIP », explique Marc de Beaufort, directeur de campagne du CIP, « L’histoire des consommateurs et de la pomme de terre est la même que celle d’un couple : on a perdu la passion du début. Pourtant, il s’agit d’un produit fantastique qui a changé l’histoire du monde et on doit le faire redécouvrir au consommateur. Mais, on ne peut pas lui dire ce qu’il doit penser. Il doit comprendre par lui-même ce qu’impliquerait un monde sans pommes de terre. D’où le slogan de la campagne « Can you imagine a world without potatoes ? » Une question simple, pas de grands discours sur les valeurs alimentaires… Mais ça fonctionne ! Et d’autant plus, si l’on se répartit la tâche et que chaque acteur de la chaîne diffuse le message. Un message commun est plus puissant que 100 messages différents ».

Pour ce faire, le CIP ne demande pas aux parties prenantes de dépenser des sommes folles : « Chaque acteur peut adapter sa campagne marketing. Selon le pays, les actions menées ou les défis particuliers à relever sont différents mais le message peut être unique, c’est ainsi que nous toucherons plus de monde ! », dit Marc de Beaufort.

Des défis à relever

Parmi les défis à relever le directeur cite notamment le temps de plus en plus réduit consacré à la cuisine. Il parle également d’augmentation de la productivité : « Ce défi a jusqu’ici été relevé en Belgique mais on atteint les limites et il faudra envisager de s’ouvrir à d’autres pays ». Enfin, le consommateur doit savoir que la pomme de terre est un légume et qu’il en existe une vaste gamme. « Avant les tomates étaient toutes les mêmes pour le consommateur. Aujourd’hui, il sait qu’il en existe différentes variétés. Il doit en être de même pour la pomme de terre ».

En Belgique, en marge du salon, une vingtaine de sociétés ont déjà montré leur intérêt pour la campagne.

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