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La Belgique parmi les régions les plus menacées par une pénurie en eau

La Belgique fait partie des pays les plus à risque de pénurie en eau au monde, selon un rapport publié mardi par l’Institut World Resources.

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Le World Resources Institute (WRI) a évalué la rareté future de l’eau de quelque 150 pays sur la base de modèles climatiques, de critères démographiques et de tendances socio-économiques, soit le rapport entre l’utilisation totale de l’or bleu et l’offre disponible. Chaque pays s’est vu attribuer un score indiquant le risque de pénurie hydrique (Water Risk Indicator), relate l’agence Belga.

La Belgique occupe la 22e place, tout comme le Maroc, et affiche un score de 3,89. Notre Plat pays fait partie des régions faisant face à une pénurie hydrique élevée. Dix-sept pays, soit près d’un quart de la population mondiale, sont, eux, en situation de pénurie hydrique grave. Sur le podium, on retrouve le Qatar (4,97) à la première place, suivi par Israël (4,82) et le Liban (4,82).

L’institut World Resources alerte depuis des années la Belgique sur sa situation à «haut risque» face à la crise de l’eau, alors que nos pays voisins font beaucoup mieux. Il y a toutefois quand même une lueur d’espoir puisque, dans son étude, le WRI ne prend pas en compte les mesures que les pays mettent en place afin d’améliorer leur gestion de l’eau, en particulier son recyclage. «Mais, nous ne sommes pas prêts à faire face à de longues périodes de sécheresse», commente la professeure d’hydrologie des eaux souterraines à la VUB, Marijke Huysmans, citant pour exemple le long été torride de 2018.

«Nous devons investir encore davantage dans la collecte d’eau de pluie, à la fois individuellement et à grande échelle», a-t-elle soutenu à VUB Today. En raison de la demande mondiale croissante en eau, le nombre de pays qui seront confrontés à une pénurie hydrique grave s’élèvera à plus de 30 d’ici à 2040.

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