Un plan de tir pour réduire les populations de sangliers en Wallonie

Le plan de tir au sanglier s’articule autour de deux axes : élaboration au niveau local  et concertation entre tous les représentants concernés.
Le plan de tir au sanglier s’articule autour de deux axes : élaboration au niveau local et concertation entre tous les représentants concernés. - J.V.

Le gouvernement wallon précédent avait déjà interdit, pour la saison de chasse 2019-2020, toute restriction de tir sur sanglier. De même, il avait prolongé la période chasse des sangliers en janvier et en février.

Pour la prochaine saison, le gouvernement actuel, en concertation avec les chasseurs, a décidé d’instaurer en Wallonie un plan de tir simplifié au sanglier s’articulant autour de deux axes. Premièrement, ce plan de tir doit être défini au niveau local (à savoir, au niveau des conseils cynégétiques), sachant que la situation des populations de sangliers varie fortement d’une région à l’autre. Deuxièmement, il doit être défini de manière concertée au sein d’une commission réunissant l’administration, le président du conseil cynégétique et les représentants au sein de ce conseil des agriculteurs et des propriétaires publics et privés.

Dès cette saison

Vu l’urgence, le ministre de la Chasse souhaite mettre à profit la saison en cours actuellement pour expérimenter cette méthodologie, au moins en partie, sur certaines zones du territoire wallon.

Pour cette méthode expérimentale, les zones ciblées sont les espaces territoriaux des conseils cynégétiques où l’on a tiré plus de 60 sangliers aux 1.000 ha boisés. Pour chacune de ces zones, un bilan des tirs réalisés au 30 novembre sera effectué et un objectif de tir à atteindre pour la fin de la saison cynégétique en cours sera fixé. Il tiendra compte d’une série de critères et ambitionnera d’amorcer localement une réduction des populations de sangliers.

L’administration pourra aussi imposer aux titulaires de droit de chasse l’organisation de battues s’il apparaît que les tirs réalisés jusqu’alors sont trop éloignés de l’objectif fixé pour la saison de chasse 2019-2020.

Un bilan de cette première expérience sera réalisé au printemps en vue de mettre en place à partir de la prochaine saison cynégétique un outil de gestion du sanglier pérenne et étendu à l’ensemble du territoire.

Le projet d’arrêté prévoit aussi d’obliger tous les titulaires de droit de chasse à rentrer leurs données de tir en sangliers après la fin de la période de chasse en battue (fin février 2020), de telle manière à disposer en temps utile de ces données de base pour fixer les objectifs de tir de la saison de chasse prochaine.

En zone PPA

En zone concernée par la peste porcine africaine (PPA), la ministre de la Forêt a souhaité compléter certaines mesures de lutte prévues pour les zones directement concernées par le virus. Ainsi, en zone infectée, les titulaires de droit de chasse seront autorisés à intervenir à la demande de l’administration en dehors de leur zone, en cas de participation insuffisante des chasseurs à l’effort de destruction.

Dans les zones d’observation renforcée et en zone de vigilance, des mesures ont été prises pour intensifier la recherche de cadavres de sangliers sur tous les territoires de chasse. Il s’agira de permettre à l’administration d’intervenir elle-même dans les zones où il y a une présence significative de sangliers. Enfin, l’administration pourra, si nécessaire, imposer aux titulaires de droits de chasse des opérations de destruction en vue de réduire à néant la population de sangliers dans ces zones.

L’objectif est d’éradiquer la population de sangliers au plus tard en mars 2020 et retrouver une zone indemne de PPA au plus vite.

Le direct

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