David Clarinval veut une politique alimentaire basée sur la science et non sur l’émotion

David Clarinval veut une politique alimentaire basée sur la science et non sur l’émotion
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Pour le ministre, « l’agriculture et la sécurité de la chaîne alimentaire vont de pair : garantir des produits animaux et végétaux et une alimentation sûre, de la fourche à la fourchette, est un défi permanent, qui a pour objectif commun et principal de fournir au consommateur des produits sains et de qualité. Cela doit être le fil conducteur de la politique de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) », a-t-il déclaré.

Pour ce faire, « il est essentiel que les risques pour la santé, la biodiversité et l’environnement soient analysés selon la méthode ’science-based’, basée sur des faits objectifs et des chiffres. C’est une des missions du Comité Scientifique (SciCom) de l’Afsca », a ajouté le nouveau ministre de l’Agriculture. L’Agence va baser ses actions pour les années 2021 à 2023 sur son nouveau Business Plan (BP), qui sera soumis à l’approbation du ministre. David Clarinval annonce en outre un suivi de l’audit de l’Afsca élaboré à la suite de l’affaire Veviba.

Au-delà du travail de l’Afsca, la coalition Vivaldi entend élaborer un nouveau plan national de réduction des pesticides, en collaboration avec des Régions, dans le contexte du programme européen en la matière intitulé NAPAN. Ce programme sera soumis à consultation publique en 2022. « Je considère cependant qu’il faut rechercher le juste équilibre entre une utilisation raisonnée des produits phytosanitaires en agriculture et l’approvisionnement de notre population », a-t-il prévenu.

À niveau international, une attention particulière sera consacrée au Brexit, le Royaume-Uni étant le 4e marché d’exportation des produits agricoles belges, soit 10 % de l’ensemble des exportations. « L’Afsca a recruté et formé de nouveaux agents afin d’être parée pour ce nouveau défi. »

La note a suscité quelques remarques sur les bancs écologistes de la majorité. « Vous parlez de méthode scientifique. Mais nous devons rester critiques, notamment à propos des études de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). On se souvient par exemple de l’étude européenne sur le glyphosate sous l’influence de la société Monsanto », a rappelé Barbara Creemers (Groen). « Le principe de prévoyance et de prudence est primordial ». À propos de « l’émotion » évoquée par David Clarinval, « j’ai eu l’impression que vous nous cibliez », a ajouté l’élue écologiste.

Belga

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