Accueil Elevage

Un faible niveau de mycotoxines enregistré dans les maïs récoltés cette année

La teneur en mycotoxines dans la récolte de maïs est à nouveau faible cette année. La Fegra et la BFA, les fédérations belges du négoce en grains et de l'alimentation animale, ont à nouveau effectué cette année un suivi ciblé afin de déterminer la présence de mycotoxines dans le maïs après la récolte (à titre d'alerte précoce ou «Early warning»). Elles ont pu compter sur leur propre plan d'échantillonnage pour collecter les données, ainsi que sur les informations complémentaires issues des membres de la BFA.

Temps de lecture : 2 min

Depuis plusieurs années, un monitoring ciblé sur les mycotoxines en maïs est réalisé. L'objectif est de collecter des données et de mettre les résultats d'analyse à la disposition des utilisateurs de maïs dès que possible après la récolte. Le rapport pour la récolte 2020, basé sur 53 échantillons et 195 analyses, confirme un faible niveau de contamination. 25 échantillons proviennent de Belgique, 17 de France, 4 des Pays-Bas, 1 de Pologne, et 6 d'origine non spécifiée.

Les mycotoxines sont des toxines naturelles, déjà présentes avant la récolte, produites par des moisissures. Ils se développent au champ sur la plante et également après la récolte pendant la période de stockage. En raison de leur présence naturelle, les deux fédérations accordent une attention particulière au niveau de leurs plans d'échantillonnage en ce qui concerne la présence de mycotoxines.

Aucun résultat n’a dépassé les valeurs indicatives fixées pour les différentes mycotoxines analysées, un grand nombre se situant en dessous des limites de détection.

Pour chaque mycotoxine testée, le nombre de résultats en-dessous de la valeur seuil est le suivant:

– 39/50 pour DON (300 ppb),

– 41/49 pour ZEA (100 ppb),

– 20/24 pour la fumonisine B1 (200 ppb),

– 14/17 pour la fumonisine B2 (25 ppb),

– 16/18 pour T-2 (5 ppb),

– 14/15 pour HT-2 (5 ppb),

– 19/22 pour l'aflatoxine B1 (1 ppb).

Le niveau de contamination reste faible, mais la vigilance doit être maintenue. S’agissant d’analyses réalisées juste après la récolte, il faut également tenir compte d’une possible contamination durant la période de stockage. Il est donc important d’appliquer les bonnes pratiques de stockage, comme un refroidissement et une ventilation suffisante après séchage.

A lire aussi en Elevage

Élevage européen: le climat se joue aussi dans les rations

Politique En marge de la dernière session plénière du parlement européen, l’intergroupe « élevage durable » s’est penché sur un levier clef de la future stratégie européenne : l’alimentation animale. Pour les porcs et les volailles, dont l’empreinte carbone dépend largement des aliments, la décarbonation passe moins par les émissions directes que par une nouvelle formulation des rations. Données plus fiables, additifs innovants et ingrédients circulaires figurent parmi les pistes avancées pour réduire les émissions sans fragiliser la compétitivité des élevages européens.
Voir plus d'articles