Les entreprises, ces réels partenaires dans la formation des élèves de l’EPASC

Anaïs Campion dans le potager du restaurant « L’Air du temps » de Liernu.
Anaïs Campion dans le potager du restaurant « L’Air du temps » de Liernu.

Les stages sont le complément essentiel aux formations techniques et pratiques. Consacrer du temps en entreprise est en effet indispensable pour permettre à chaque élève d’acquérir et de perfectionner la maîtrise du métier complémentairement aux enseignements de l’école !

Notre défi quotidien ? Valoriser nos jeunes, les former tout en leur transmettant le goût d’entreprendre !

La transformation des productions agricoles

Les techniciens des industries agroalimentaires seront amenés à travailler en industries, en laboratoires d’analyse ou dans le cadre de la transformation de produits agricoles. En laboratoire, ils réalisent des analyses et effectuent des contrôles de qualité aux différents stades de la production.

En production, ils participent à la mise au point, à la surveillance et à la conduite des processus de fabrication et de conditionnement des denrées alimentaires mais également à la commercialisation des produits.

Cinq semaines de stage dans une entreprise choisie par l’élève : une fromagerie, un artisan chocolatier, une moutarderie, une autrucherie, un domaine viticole, une brasserie… mettent l’élève directement en situation concrète et pratique, leur permettant notamment d’acquérir de nouvelles compétences techniques. Les élèves peuvent ainsi participer à la production, à la transformation et l’élaboration de produits alimentaires mais également de contrôler en laboratoire leur qualité. En outre, ces stages les éveillent au potentiel de valorisation de nos productions agricoles par la recherche d’une valeur ajoutée dans la transformation et la commercialisation.

Le lien avec le développement durable

Les stages en technique de qualification environnement permettent d’une part, de s’initier au monde professionnel et d’autre part, d’apprendre la gestion des problématiques environnementales comme les déchets, la nature, la pollution, l’aménagement du territoire… en ayant toujours un lien avec le développement durable.

Pour ce faire, nos élèves réalisent une immersion de plusieurs semaines dans des organismes tels que : la DNF, Les contrats rivières, Natagriwal, les communes… mais aussi dans de plus petites structures telles que : l’asbl empreintes, le projet Paco (Parc Aventure Compost et Cie), le service Nature et Espaces verts, les étangs de Virelles… avec toujours les mêmes objectifs : permettre de confronter leurs connaissances à la réalité pratique du monde professionnel.

Un plan d’action concret pour les techniciens en agriculture

S’il existe une grande diversité d’exploitations agricoles, elles sont aussi d’une complexité ! Raison pour laquelle les « techniciens en agriculture » vont pouvoir vivre en immersion dans une famille d’accueil à raison de six périodes de stage étalées sur le troisième degré. S’intégrer dans un nouveau cadre de vie, pratiquer le métier, découvrir l’organisation d’une exploitation agricole, étudier les différentes spéculations… sont des objectifs concrets du stage.

En outre, les compétences acquises lors de la formation scolaire sont sollicitées et développées dans des conditions réelles. À chaque période de stage, l’élève rédigera une partie définie de son rapport pour, à terme, présenter une approche technico-économique de l’exploitation. Mais ce n’est pas tout ! L’agriculteur doit continuellement se remettre en question par rapport à ses pratiques, à l’évolution technique, aux nouvelles demandes du consommateur… Plus que jamais, il est fondamental que nos jeunes ouvrent leur esprit à d’autres pratiques et puissent être capables d’en appréhender les différentes. A cet effet, nos étudiants doivent, au terme de leur cursus, être capable de proposer un plan d’action réaliste et argumenté à mettre en place sur leur ferme de stage afin d’en améliorer les performances technico-économiques.

L’horticulture, un secteur à haut potentiel de développement

Que ce soit en pépinière, en maraîchage, en production fruitière, en aménagement et entretien de parcs et jardins, en production de plantes fleuries ou de légumes à repiquer… le technicien en horticulture est plongé dans le bain de la vie active. Les différentes périodes de stage lui permettent de devenir l’acteur de sa formation, d’améliorer ses savoirs et savoir-faire, de confirmer l’orientation du métier horticole qu’il a choisi. Il aura l’opportunité de développer une analyse plus professionnelle basée sur la gestion d’une entreprise, à savoir, le rendement, les investissements nécessaires, la difficulté d’établir une offre de prix… Ces premiers pas dans le monde du travail lui permettent d’établir des relations professionnelles avec un chef d’entreprise, des collègues de travail et la clientèle.

Le technicien en agroéquipement, un métier en pénurie !

Sur le troisième degré de Technicien en agroéquipement, chaque élève effectue cinq semaines de stages dans une entreprise de mécanique agricole, qu’elle soit professionnelle, de génie civil ou encore de matériel forestier. Montage, entretien et réparation de matériel, voilà une opportunité unique de mettre un pied dans le futur environnement de travail et de se roder aux gestes techniques essentiels du métier. De plus, en 6e année, une journée hebdomadaire en entreprise est prévue afin que les élèves puissent travailler dans un environnement en phase avec les nouvelles technologies. De quoi monter en compétences dans ce domaine d’activités porteur d’emploi !

Mattéo Marichal, en stage  dans la SRL Loiselet  et Fils de Ath.
Mattéo Marichal, en stage dans la SRL Loiselet et Fils de Ath.

Trois formations complémentaires en 7e

Elevage et gestion de troupeaux, diversification des productions et transformation des produits, mécanique agricole et horticole… Ces formations de 7e visent à transmettre à nos futurs agriculteurs ou entrepreneurs le goût des responsabilités et de l’engagement. En moyenne, chaque élève suit au moins une journée de stage hebdomadaire sur son année de formation. Ces journées de stage vise à développer l’esprit d’analyse et de décision de l’élève et ils préparent à la vie active.

D’après Etienne Baijot,

Directeur de l’EPASC

Zoom sur les CEFA

L’enseignement secondaire en alternance comprend une formation générale et l’apprentissage d’une pratique professionnelle en entreprise. Cet enseignement est dispensé par des Céfa, Centres d’Éducation et de Formation en Alternance.

– Anaïs Campion, élève finaliste en « Ouvrier en cultures maraîchères sous abri et de plein champ », nous explique pourquoi elle a choisi cette formation en alternance et ce qu’elle a apprécié

« Ce qui m’a plu dans la formation ? Avoir des cours mais surtout de passer un maximum de temps en entreprise, sur le terrain. C’est une des meilleures écoles. Se former dans une école avec autant d’infrastructures m’a aussi beaucoup intéressée. Suite à ma formation, j’ai été engagée sur mon lieu de stage dans le restaurant « L’Air du temps » de Liernu. J’y travaille depuis maintenant 2 ans et demi. Je suis dans un environnement dans lequel je peux m’épanouir. »

– Antoine Van den Bulck, élève qualifié de l’option Agent agricole polyvalent suivi d’une 7e année en Productions agricoles nous partage son expérience

« C’est l’envie d’apprendre le métier et de pouvoir alterner entre cours théoriques et pratiques qui m’ont poussé à m’inscrire dans l’enseignement en alternance. En entreprise, tout s’est très bien passé, j’ai pu travailler chez d’excellents maîtres de stage. J’ai énormément appris durant ces trois années passées en ferme. J’ai pu effectuer divers travaux allant de l’élevage à la grande culture. J’ai été livré à moi-même dans le monde du travail. Suite à mes 3 ans de formation, j’ai été engagé dans cette exploitation. Depuis tout se passe bien pour moi. À terme, j’ai pour projet d’avoir ma propre activité agricole ».