Michel Christiaens, secrétaire général de Fedagrim: «Se rencontrer et avancer ensemble»

Michel Christiaens, secrétaire général de Fedagrim: «Se rencontrer et avancer ensemble»
T.D.

Fedagrim a déjà attiré l’attention des décideurs politiques sur le risque de déclin de l’agriculture dans notre pays. Ce qui est nécessaire à la préservation de l’agriculture a d’ailleurs été intégré dans le pacte agricole (à lire en ligne sur www.feedthefuture.be).

Au cours des dix prochaines années, le nombre d’agriculteurs en Belgique continuera à diminuer mais, dans le même temps, la concentration des activités agricoles dans certaines zones augmentera probablement aussi. Dans ce contexte, on parle souvent du complexe agro-industriel, des clusters où l’industrie de transformation, les producteurs et les services de conseil se rencontrent et avancent ensemble. Une intégration plus poussée des différents maillons de la chaîne alimentaire, y compris le secteur de la distribution, est plus que probable. Cependant, un complexe agro-industriel fort exige également le respect du sol, une rémunération correcte du produit livré par les producteurs et la compréhension et l’adaptation du secteur agricole aux demandes de la société en général. Le rétrécissement du marché agricole est également susceptible d’inciter certaines entreprises en amont à quitter ce milieu pour se concentrer sur d’autres secteurs.

La pression sur les espaces ouverts, la nouvelle législation européenne et le changement climatique affecteront de plus en plus le quotidien des agriculteurs. Ces facteurs auront également un impact sur les machines et les technologies commercialisées par les constructeurs. La robotique, la collecte des données ou encore l’automatisation seront introduites dans les années à venir. Toutefois, pour que cela soit possible, un travail législatif important reste à effectuer.

Les canaux de distribution des machines agricoles vont continuer à évoluer au cours de la prochaine décennie. Les fabricants souhaitent que la chaîne de commercialisation soit aussi courte que possible et exigent une augmentation d’échelle de la part des concessionnaires. La rentabilité des distributeurs belges est sous pression et ce sera un véritable défi de maintenir leur position dans un contexte européen.

Malgré tous ces défis, je suis convaincu que le secteur des machines agricoles a un avenir intéressant devant lui.

Le direct

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