«Ici commence un monde durable»

«Ici commence un monde durable»

Elle est de retour ! Après avoir connu deux annulations pour les raisons que l’on sait, la Foire de Libramont reprend ses quartiers. Bientôt, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs fouleront à nouveau ses allées, déambuleront de stand en stand, assisteront à de nombreux concours et spectacles… Le tout dans une ambiance conviviale si chère à toutes et tous !

Cette longue absence, les organisateurs l’ont mise à profit pour repenser leur événement, bientôt centenaire. Dans un monde qui ne cesse d’évoluer, où le temps est compté, ils ont pris le temps de réfléchir au futur. Et sont arrivés à la conclusion que la Foire, en tant que vitrine du monde agricole et forestier, se devait d’évoluer. Ainsi, c’est désormais sous la devise « Ici commence un monde durable » qu’elle se tourne vers l’avenir. Avec l’ambition de devenir, d’ici 2030, la plus grande foire agricole durable en plein air d’Europe ! Pour y parvenir, le site a été repensé, la consommation et la vente de produits locaux sont fortement encouragées, un effort particulier est apporté à la réduction des déchets et au recyclage…

Un monde durable ne commence pas qu’à Libramont… Mais en bien des endroits de Belgique, comme en témoignent les nombreuses initiatives qui émergent de-ci de-là. À l’occasion de cette édition spéciale, nous avons rencontré quelques-uns de ces acteurs qui, jour après jour, s’attellent à rendre notre quotidien plus durable (à lire en pages 22 à 35).

À Les Bons Villers, du biogaz est produit à partir d’intrants agricoles et agroalimentaires sur le site de biométhanisation du Bois d’Arnelle. Pas moins de 3.000 ménages en profitent déjà ! Notre périple nous emmène ensuite à Bruxelles où la coopérative Permafungi recycle un déchet urbain – le marc de café – pour produire des champignons. Depuis peu, elle s’est aussi lancée dans la production de « myco-matériaux », tels des isolants.

La coopérative Bel’grains, elle, s’attache à développer une filière céréalière bio en Wallonie et commercialise déjà, grâce à ses cinq coopérateurs, plusieurs farines de qualité 100 % locales. L’objectif suivant est de cultiver de l’orge brassicole en vue d’approvisionner des malteries.

Autre collectif, autre objectif. Les agriculteurs rassemblés sous la bannière Farm for Good désirent donner une place crédible à l’agroécologie en Wallonie. Pour ce faire, ils ont développé un outil permettant d’évaluer les performances agroécologiques de leurs fermes en vue de s’améliorer et de s’entraider.

L’élevage bovin souhaite également tendre vers davantage de durabilité. Pour preuve, le projet Blanc Bleu Vert dont l’objectif est d’atténuer l’impact de l’élevage sur l’environnement en travaillant, notamment, sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, le monde viticole s’attache, lui aussi, à réduire son empreinte sur l’environnement. Ainsi, le projet EmrWine propose quelques pistes pour développer des pratiques agricoles plus durables.

Les initiatives sont nombreuses et ne demandent qu’à essaimer. Elles montrent également au grand public, pour qui l’impact de nos activités sur l’environnement devient un sujet de préoccupation majeure, que le monde agricole travaille d’arrache-pied pour rendre notre monde plus durable.

Bonne lecture, bonne découverte !

J. Vandegoor

Le direct

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