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DS7: un peu plus près des Allemandes

Avec son facelift, la DS7 prend plus que jamais ses marques dans l’univers premium, et confirme la fin des complexes face aux références allemandes de la catégorie. La meilleure preuve est l’apparition d’une nouvelle variante au sommet de la gamme, forte de… 360 ch !

Temps de lecture : 4 min

Lancée en 2018, la DS7 Crossback est véritablement le modèle qui a établi DS en tant que marque à part entière. Et il représente toujours 40 % des ventes aujourd’hui ! Pas mal pour un modèle âgé de quatre ans positionné haut de gamme.

Sur photo, le facelift semble bien discret. Face à la voiture, il l’est moins. La calandre élargie et les feux, désormais à pixels, affinés se font plus évidents, tout comme les nouveaux angles apportés au hayon pour le mettre en conformité avec la 4. Sur ce dernier, le lettrage DS Automobiles remplace l’appellation Crossback, abandonnée par le constructeur. Tout cela peut sembler tenir du détail, mais marié aux nouvelles jantes de 21 pouces, cela rend le Français plus effilé visuellement. Et la nouvelle signature lumineuse dont les LED sont véritablement fondues dans le bouclier affirme le côté premium.

Cousu main

À bord, le changement qui saute aux yeux, c’est le tableau de bord redessiné dans l’esprit de la grande DS9. On trouve donc un écran de 12,3 pouces désormais au format tablette, très réactif, qui pilote le nouveau système multimédia Iris System, plus complet notamment sur plan de la connectivité. Point de trace en revanche du second écran tactile découvert sur la 4, à l’utilité toutefois bien limitée. Plus gênante est l’absence d’afficheur tête haute. Le conducteur se consolera par un tableau de bord numérique aux nouveaux graphismes, qui permet toujours de personnaliser l’affichage.

L’autre constat marquant de cet intérieur, c’est la qualité des matériaux et le soin apporté aux finitions. Ainsi par exemple, les surpiqûres du volant sont cousues à la main !

Hybride ou diesel ?

Le cœur de l’offre mécanique de la DS7 est plus que jamais articulé autour de ses moteurs hybrides rechargeables, désormais déclinés en trois versions. L’E-Tense 225 ch n’offre que deux roues motrices, et pour profiter de la transmission intégrale, il faut opter au minimum pour l’E-Tense 300 ch. Le second moteur électrique situé sur l’essieu arrière se charge alors de rendre l’essieu arrière moteur également.

Ces deux-ci profitent d’une nouvelle batterie de 14,2 kWh, qui permet de revoir l’autonomie électrique à la hausse. Il est désormais possible de parcourir jusqu’à 65 km sans consommer la moindre goutte d’essence. De quoi porter la consommation à 1,2 ou 1,6 l/100 km, et les rejets de CO2 à 27 ou 29 gr/km. Ces deux motorisations seront donc très prisées des professionnels, à qui elles promettent une déductibilité fiscale intéressante… jusqu’en fin d’année au moins.

- L’habitacle est encore plus soigné qu’avant. Plus technologique aussi,  avec de nouvelles aides à la conduite et un nouveau système multimédia connecté.
- L’habitacle est encore plus soigné qu’avant. Plus technologique aussi, avec de nouvelles aides à la conduite et un nouveau système multimédia connecté.

Au sommet de l’offre trône désormais une inédite version de 360 ch, elle aussi hybride et 4x4. Son moteur essence de 1.6 l de 200 ch est associé à deux moteurs électriques de 110 et 113 ch situés sur chacun des essieux. Une version résolument orientée performance, donc.

Mais pour ceux qui ne sont pas encore prêts à sauter le pas de la voiture « à brancher », le SUV français reste également proposé avec un moteur diesel 1.5l BlueHDI de 130 ch. S’il est le moins puissant du lot, il peut compter sur son couple généreux 300 Nm pour assurer des relances sécurisantes en toutes circonstances (0 à 100 km/h en 9,9 s). Et c’est lui qui offre la meilleure capacité de remorquage de la gamme : 1.450 kg. Un moteur qui se montre en outre frugal, avec une moyenne homologuée de 5,5 à 5,8 l/100 km (143-145 gr CO2/km).

Du confort sans égal

Quelle que soit la version retenue, cette DS7 a un atout imbattable dans le segment : son confort ! Déjà au-dessus de la mêlée sur les modes de conduite classiques (électrique, hybride ou sport), il est porté à un niveau supérieur sur le mode Comfort (fourni de série sur les hybrides, en option sur le diesel). Une caméra à l’avant se charge d’analyser les imperfections de la route devant le véhicule, et adapte en quelques millisecondes l’amortissement pour prodiguer un confort absolument royal ! Croyez-moi, n’importe quelle voiture s’apparente à une planche à roulettes en la matière lorsque vous sortez de cette DS7 !

Même la version sportive E-Tense 360 conserve un amortissement au-dessus de la mêlée, malgré le raffermissement de ses suspensions, ses voies élargies pour plus de stabilité, et ses pneus Michelin Pilot Sport 4 de vraie sportive. Il ne faut que quelques dizaines de mètres au volant pour se rendre compte de la teneur des changements par rapport aux autres DS 7 : le SUV parvient à rendre une copie surprenante de dynamisme, sans renier son principal atout. Une belle surprise !

Damien François

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