Comment trouver le couvert idéal et quelle technique

utiliser pour le semer ?

Couvrir ses sols présente de nombreux avantages agronomiques: rupture du cycle des maladies, concurrence aux adventices, effet engrais vert, effet sur la structure du sol, production de fourrage d’appoint, etc. Pour maximiser les chances de levée et assurer un bon développement de la culture intermédiaire piège à nitrate (cipan), il est cependant primordial de respecter les exigences biologiques des espèces concernées, quant aux dates et techniques de semis idéales.

Semis : des exigences variables en fonction des espèces

La diversité de choix parmi les couverts diminue fortement à partir de la mi-août. Il reste les crucifères, de nombreuses graminées, la phacélie et les légumineuses d’hiver (voir le tableau 1).

Au sud du Sillon-Sambre-et-Meuse, la période optimale de semis des espèces est réduite de 15 jours par rapport au nord. Autrement dit, si le programme de gestion durable de l’azote (Pdga) prévoit que les travaux de semis soient clôturés pour le 15 septembre, il est recommandé de les implanter avant le 1er septembre pour optimiser son retour sur investissement.

Outre la date, les exigences en termes de préparation et de technique de semis varient également fortement d’une espèce à l’autre (tableau 1). Certaines ne nécessitent pas une préparation importante (crucifères, avoines) et peuvent être semées à la volée, tandis que d’autres exigent une implantation soignée avec un recouvrement suffisant (phacélie, légumineuses).

Mélanges: intérêts...

Les mélanges d’espèces constituent une garantie supplémentaire de réussite d’implantation des couverts. C’est le cas en particulier si les parcelles sont hétérogènes ou les conditions climatiques difficiles. L’ajout de légumineuses (maximum 50 % en poids des semences) améliore, quant à lui, l’effet engrais vert du couvert.

... et exigences particulières

La densité de chaque espèce qui compose le mélange doit être adaptée afin d’éviter une surdensité. Une technique consiste à diviser la dose de semis de l’espèce pure par le nombre d’espèces présentes dans le mélange. Pour la moutarde, les recommandations fixent la dose à 2 kg/ha en mélange.

La compatibilité entre les différentes espèces doit également être prise en compte et notamment en ce qui concerne leur vitesse de développement.

Enfin, lorsque la taille des graines est très différente, on choisira une profondeur de semis intermédiaire aux exigences de chacune des espèces (2 cm par exemple pour des mélanges céréales-pois) tout en remuant régulièrement la trémie pour éviter les risques de démélange.

Trouvez le couvert idéal en quelques clics

Toutes les combinaisons d’espèces et densités de semis sont disponibles sur le module choix de couverts de Protect’eau (www.protecteau.be > nitrate > agriculteurs > couverts > choisir son couvert végétal). Trouvez, en quelques clics, le couvert idéal qui correspond à la période prévue pour le semis, appartient à la liste SIE, permet de produire du fourrage, améliore la structure du sol, etc. Une fiche technique est également disponible pour chaque espèce ou mélange.

Vous cherchez une espèce qui réponde spécifiquement à vos besoins ? Contactez Protect’eau:

info@protecteau.be;

www.protecteau.be.

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