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Nouvelles actions de la Fédération des jeunes agriculteurs, cette fois à Namur

La Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) mènera une nouvelle action jeudi, avec force tracteurs attendus cette fois à Namur. Après s'être mobilisée contre l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur, en passe d'être signé, la FJA entend cette fois rappeler aux responsables politiques wallons le malaise «profond, structurel et durable» du secteur agricole.

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Plusieurs spéculations se trouvent en délicate posture, rappelle le syndicat agricole, citant les filières laitière, céréalière et betteravière. Quant à l'élevage, il redoute l'arrivée en Belgique de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie actuellement présente en France qui pourrait toucher la filière bovine. En outre, les budgets de la politique agricole commune (PAC), dont les aides représentent une part substantielle des revenus des agriculteurs, sont sous pression.

Mais les regards inquiets des agriculteurs sont aussi tournés vers le Gouvernement wallon. «Au moment où l'Europe autorise l'importation de produits agricoles soumis à des normes bien moins strictes, le ministre wallon de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters, envisage d'imposer de nouvelles règles environnementales et réglementaires aux agriculteurs wallons», avance la FJA dans un communiqué.

Les agriculteurs wallons ont déjà accompli «d'importants efforts environnementaux» et «restent prêts à aller plus loin», mais ces efforts «ne doivent pas être dictés par des idéologies et ne peuvent pas condamner des productions déjà fragilisées», poursuit la FJA, évoquant une incohérence qui «met en péril la compétitivité et la survie de nombreuses exploitations.»

C'est pour faire entendre ce message que des agriculteurs et leurs tracteurs gagneront Namur dès jeudi matin 10h, pour se rassembler notamment dans les quartiers situés derrière la gare, à proximité du cabinet du ministre Coppieters. 

 «Le malaise agricole ne se résume pas à un accord commercial: il est le résultat d'années d'incohérences, de la superposition de normes parfois antagonistes et d'abandons que les agriculteurs ne peuvent aujourd'hui tout simplement plus supporter. Il est inacceptable que, pendant que l'Europe ouvre la porte à des produits moins normés, la Wallonie impose de nouvelles contraintes qui risquent de fragiliser des filières déjà en difficulté», conclut le président de la FJA, Florian Poncelet.

Parmi les demandes de la FJA figurent encore et toujours un revenu «décent» pour les agriculteurs et une simplification administrative «réelle, durable et efficace». Le syndicat agricole est également demandeur de mesures «pour faciliter l'accès à la terre agricole et la réserver prioritairement aux agriculteurs» ainsi que d'une orientation des aides de la PAC «vers les véritables agriculteurs, avec une lutte renforcée contre les effets d'aubaine».

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