pluriannuel en même temps que celles sur la Pac, parlement européen, ministres de l’Agriculture et États membres
s’inquiètent du calendrier imposé par Bruxelles et de la structure du prochain budget. Chacun a lancé de son côté des initiatives pour infléchir les projets
de l’exécutif.

« La sécurité européenne commence par la sécurité alimentaire »
Soutenu par une large majorité des groupes politiques, ce courrier précise que « les propositions législatives sur la future Pac devraient suivre, et non coïncider, avec la présentation du prochain CFP » afin d’assurer leur « qualité juridique » et leur « cohérence » ainsi que faire l’objet d’un processus de consultation inclusif avec les États membres, les agriculteurs et les parties prenantes.
« Ce serait ce qu’on appelle mettre la charrue avant les bœufs », résume le Copa-Cogeca qui salue l’initiative parlementaire. Le lobby agricole a lancé le 19 juin une pétition clamant que « la sécurité européenne commence par la sécurité alimentaire » et donc un budget conséquent pour la Pac avant de discuter de détails.
« Les tracteurs sont prêts »
Conserver le caractère commun de la Pac
La Pac post-2027 a inévitablement été un sujet sous-jacent de la réunion informelle du Conseil Agriculture du 15 au 17 juin à Varsovie et le conseil Agriculture a saisi l’occasion de fermement rappeler sa position. « Tous les ministres soutiennent fermement une politique agricole appropriée et un budget robuste à la hauteur des tâches et des défis actuels », a ainsi résumé le ministre polonais de l’Agriculture, Czesław Siekierski.
Une lettre en ce sens, signée par une vingtaine de délégations est en préparation. Czeslaw Siekierski milite également pour une prise en compte de l’inflation. Au-delà de la question des fonds, les ministres de l’Agriculture, à l’instar de la Française Annie Genevard, défendent également le maintien de l’architecture actuelle de la Pac.
« L’organisation en deux piliers a fait ses preuves et doit être maintenue », a d’ailleurs rappelé cette dernière, le 17 juin devant les journalistes. Ils s’opposent donc à une fusion des crédits de la Pac avec d’autres politiques au sein d’un plan national unique. « Nous perdrions le caractère commun de la Pac », analyse la Française.
