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Nouvelle PAC: que vais-je faire?

« Et maintenant, que vais-je faire ? », comme disait la chanson… Au sortir d’une réunion concernant la nouvelle PAC, telle est la question que je me pose. Entre les BCAE et les MAEC, les éco-régimes… j’en suis à NPRC (ne plus rien comprendre).

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Suite à la règle des 4 % de culture « non productive », mon ami C me conseille de laisser une parcelle de froment sur pied, en vue de promouvoir la biodiversité, faisant ainsi profiter le « bon »(pigeon ramier), la brute (choucas et assimilés) et le truand (les rats). Sauf que la parcelle la plus appropriée se situe… en plein centre-ville ! Comment expliquer à nos concitoyens consommateurs qui financent le budget de la PAC qu’on laisse ainsi le blé grassement rémunéré à la merci de tous, alors qu’ils payent de plus en plus cher pour leur pain. Mon âme d’agriculteur bon père de famille me ferait plutôt pencher pour une parcelle de jachère certes moins bien payée.

L’Europe sacrifie la seule richesse qu’elle possède, à savoir son agriculture, si riche de ses diversités. Nous n’avons ni pétrole, ni gaz, ni matières premières autres qu’agricoles. Qu’allons-nous laisser à nos enfants et petits-enfants en devenant à terme dépendants de l’Amérique (Nord&Sud) et ses OGM (traités à coup de glyphosate à 20 l/ha), de la Russie pour le gaz et la Chine pour ses puces électroniques et ses batteries électriques ?

Ket de Ploegsteert

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Voix de la terre Début février, les agriculteurs nous ont fait part de leurs revendications et la Commission Européenne a fait un beau rétropédalage au sujet des pesticides. Pendant ce temps, on ne donne aucune perspective aux agriculteurs. L’idéal ne serait-il pas qu’ils bénéficient de revenus décents tout en ne devant pas utiliser de pesticides ? Si cela se réalisait, ils ne devraient plus mettre leur santé en danger et auraient vraiment un beau métier.
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