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Toujours plus grand

J’avais perdu courage. Dans 10 ans, il n’y a plus de fermiers s’occupant d’élevage en Wallonie. Eh bien non !

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Dans 10 ans, il faudra encore nourrir la population et les fermiers qui existeront alors seront ceux de l’article du Sillon Belge du 21 novembre 2024 présentant le travail de recherche de Caroline Battheu-Noirfalise : des fermes de petite taille mais rentables, car peu endettées.

Il faudrait donc que le nombre de fermiers sur de petites surfaces soit en augmentation au lieu de l’érosion actuelle avec le « toujours plus grand ». Quand je vois les fermes à la page comme on les veut actuellement, je me dis que cela ne tiendra pas longtemps, puisque même si ces fermiers ont un chiffre d’affaires impressionnant, celui-ci sert principalement à enrichir les banques, l’amont et l’aval, mais certainement pas le fermier lui-même. Il vivra pauvre et mourra riche… s’il trouve encore un acquéreur pour sa ferme valant des millions. Cela ne peut pas séduire la nouvelle génération de fermiers.

De plus, cette agriculture est possible grâce à l’utilisation de beaucoup d’énergie et, l’énergie va devenir une denrée rare. On peut aussi se poser des questions quant à la société dans laquelle nous vivons : si le travail est réservé à un petit nombre de personnes disposant de grandes unités de production automatisées, comment les autres personnes pourront-elles vivre, puisque dans notre société actuelle, pour vivre, il faut avoir un travail. Si, en agriculture, ce sont les robots assurent et que dans le tertiaire, c’est l’intelligence artificielle qui s’occupe de tout, comment une société fonctionnant ainsi peut-elle être vecteur de bien-être ? Et s’il en est ainsi, comment ceux qui produisent pourront vendre leur camelote à une population qui, dans sa majorité, n’aura pas les moyens de l’acheter. Cette société me semble bien improbable.

E.B.

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Voix de la terre Il y a quelques semaines, un ami agriculteur m’a sacrément aidée. Le genre de service où il s’est levé à 4 heures du matin et est reparti quatre heures plus tard sur son exploitation, commencer sa journée alors qu’il en avait déjà une demie dans les jambes par ma faute. Je lui ai demandé combien je lui devais, sur ce il m’a répondu que quelques boules de foin feraient bien l’affaire. Je trouvais que ce n’était pas assez, alors je lui en ai proposé le double mais hélas, c’est déjà trop généreux. Lui aussi a déjà assez de foin. Mais alors qu’est-ce qui, sur nos terres, vaut encore son pesant d’or ?
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