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Face aux maladies, les plantes offrent deux types de défense

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Lorsqu’une plante doit affronter une maladie, deux réactions de lutte peuvent être observées. Celles-ci ont des origines génétiques et des modes d’action différents.

Gènes de résistance qualitatifs « R »

Aussi appelé gènes « grand R », il s’agit d’une série de gènes identifiés, certains de longue date et d’autres plus récemment, qui confèrent en général une résistance d’une grande efficacité, car elle est totale, dite de type vertical. Leur durabilité est cependant considérée comme limitée : lorsqu’un gène grand R est présent dans une variété, il peut plus facilement être contourné par le pathogène (sauf s’il y a empilement de plusieurs gènes « R »). La variété Eden, par exemple, a vu sa résistance contournée assez rapidement, il y a déjà quelques années. Il existe plusieurs variétés robustes « RR ».

Gènes de résistance quantitatifs « r »

En second lieu, on retrouve les gènes de résistance quantitatifs « r », ou gènes « petit r », aussi connu sous le nom de « résistance au champ ». Ces gènes confèrent à la variété une résistance partielle, dite horizontale, liée à l’action de plusieurs gènes mineurs, dont l’action combinée procure une résistance à la variété. S’il y a attaque, la sévérité des symptômes est réduite, sans empêcher l’infection. Ce gène « r » limite le développement du mildiou, sa croissance et sa reproduction. Certains gènes « r » ont été identifiés, mais beaucoup restent encore inconnus.

Action combinée

En création variétale (notamment pour ce qui concerne les variétés ou races robustes RR), la présence des deux types de gènes « R » et « r » est recherchée, car elle est considérée comme plus durable : le pathogène a plus de difficultés à contourner une résistance lorsqu’elle provient de l’action combinée de plusieurs gènes. L’empilement de deux gènes « R » ou plus est désormais recherché et obtenu dans certains cas. Les variétés à un seul gène R ne sont plus recommandées, car devenues trop sensibles ou trop à risques. On peut comparer la présence d’un gène avec un cadenas. Un coffre muni de 4 cadenas sera plus difficile à forcer et ouvrir, que celui avec un seul cadenas.

D.R.

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