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Climat : l’objectif 2040 malmené

Les ministres de l’Environnement de l’UE, qui se réunissaient le 18 septembre à Bruxelles, ne sont pas parvenus, comme attendu, à trouver un terrain d’entente sur la mise à jour de la loi européenne sur le climat afin d’établir un objectif climatique intermédiaire contraignant de réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre pour 2040.

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Aucune majorité qualifiée n’a pu être dégagée sur ce dossier lors des négociations techniques en amont du Conseil, ce qui a poussé la présidence danoise à se concentrer sur la position de l’UE à l’international concernant ses ambitions climatiques pour 2035. Pour ne pas arriver les mains vides à la COP 30, qui aura lieu entre le 10 et le 21 novembre à Bélem (Brésil), les Vingt-sept devaient adopter une déclaration d’intention soulignant les efforts climatiques de l’UE dans laquelle ils s’engagent sur une fourchette indicative de réduction des émissions comprise entre 66,3 et 72,5 %. La décision sur l’objection pour 2040 devait, elle, être renvoyée entre les mains des chefs d’État et de gouvernement qui se retrouveront les 23 et 24 octobre à Bruxelles.

La Comagri veille au grain

Et le débat est tout aussi compliqué au Parlement européen. Un vote en commission de l’Environnement est prévu au moment où nous bouclons la présente édition, mais plusieurs groupes politiques de droite et d’extrême droite poussent pour que la proposition soit rejetée.

Il pourrait être décidé de reporter ce vote en attendant que les États membres se prononcent. La commission de l’Agriculture (Comagri) a, elle, déjà transmis le 12 le septembre son avis sur la question à la commission de l’Environnement.

Les eurodéputés de la Comagri y attirent l’attention sur le fait que « l’amélioration des puits de carbone naturels peut entraîner une réduction des rendements agricoles, affecter la compétitivité globale du secteur et accroître la dépendance à l’égard des importations ».

Ils demandent donc de veiller à ce que la proposition ne se fasse pas au détriment de la sécurité alimentaire et de la viabilité des exploitations agricoles et souhaitent une étude d’impact en la matière.

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