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Les ventes de pesticides contenant des PFAS en hausse en Belgique, selon Nature et Progrès

La vente de pesticides contenant des PFAS est en hausse en Belgique, constate jeudi l'association Nature & Progrès, sur base de données publiées par le SPF Santé publique. Plus de 270 t de pesticides contenant des PFAS ont été commercialisés en 2022, soit une hausse de 22% sur base annuelle. Une tendance similaire s'est maintenue en 2023.

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Nature & Progrès attire l'attention sur ce point à l'occasion de la semaine des «alternatives aux pesticides», organisée chaque année du 20 au 30 mars, marquant les premiers jours du printemps et le retour des épandages dans les champs.

«Cette période est une occasion de démontrer que les pesticides ne sont pas une fatalité et qu'il est possible de s'en passer», souligne l'organisation. «Mais les freins à l'essor de ces alternatives sont nombreux et, in fine, davantage politiques ou réglementaires que véritablement techniques ou agronomiques».

Parmi ces obstacles figure l'autorisation et la commercialisation des produits phytopharmaceutiques (PPP), dont les pesticides contenant des PFAS. La stabilité renforcée de ces types d'herbicides, insecticides et fongicides leur a en effet permis de gravir les échelons dans l'arsenal des intrants chimiques à disposition du monde agricole, note l'association.

« La plupart des agriculteurs sont pris dans un entonnoir, un système de dépendance aux intrants chimiques en amont et de circuits de commercialisation qui leur échappent en aval», note la responsable du plaidoyer pour Nature & Progrès, Virginie Pissoort.

Pour Nature & Progrès, il est dès lors urgent de freiner la vente et l'utilisation de tels produits, et de mettre en avant des alternatives aux pesticides de synthèse. «Les pouvoirs publics doivent encourager les pratiques agricoles sans produits chimiques, développer les filières, garantir un marché et mettre les agriculteurs en confiance afin qu'ils puissent s'affranchir des pesticides. Il en va de notre santé, de la leur, et de notre environnement», conclut Mme Pissoort.

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