Kuhn fait le plein de nouveautés, de la charrue aux semoirs
Les charrues, décompacteurs, déchaumeurs ou encore trémies frontales et semoirs d’origine Kuhn bénéficient de diverses optimisations techniques. L’objectif du constructeur : élargir les plages d’utilisation, améliorer la polyvalence et répondre aux exigences actuelles en matière de précision, de débit de chantier et de confort d’utilisation.

Outre son large catalogue d’outils de fenaison, de la fauche au pressage, le constructeur alsacien affiche une offre d’outils de travail du sol et semis tout aussi étendue. Elle aussi bénéficie d’un certain nombre d’évolutions et autres nouveautés.
La Master M, de portée au champ à semi-portée sur route
Le constructeur enrichit son offre de charrues avec la Master M, un modèle porté réversible dédié aux tracteurs développant de 110 à 240 ch. Celle-ci embarque de 4 à 6 corps, montés sur sécurité T (boulon de cisaillement) ou NSH (non-stop hydraulique). Elle se décline en deux versions : Vari-Master M, à largeur variable, ou Multi-Master M, pour quatre largeurs de coupe entre 35 et 50 cm.
Les divers réglages (déport, devers…) sont hérités de la Master L, mais cette version M reçoit également le nouvel avant-train oscillant GoDrive, combiné à la roue Work and Roll. Grâce à ce dispositif, utilisable sans outil, la charrue, portée au champ, va se comporter comme un modèle semi-porté au transport. Selon le constructeur, la maniabilité et la sécurité sur route s’en trouvent accrues, notamment grâce à l’angle de braquage de 40° ainsi obtenu. Équipée de la sorte, la Master M bénéficie d’une homologation pour rouler jusqu’à 40 km/h.
Le système GoDrive peut être combiné avec l’option EasyDrive. Celle-ci facilite le passage de la position travail à la position transport, toujours sans outil, grâce à la neutralisation rapide du 3e point. Le constructeur annonce une manipulation n’excédant pas une minute !
Toujours en option, la suspension de l’avant-train OptiDrive amorti les chocs, notamment en fourrière. L’objectif : accroître le confort du chauffeur ainsi que la durée de vie de l’outil.
Travailler en profondeur… et en surface
Pour le travail du sol profond, le constructeur ajoute le décompacteur ameublisseur DT à sa gamme. L’outil se décline en deux versions : L et XL. La première affiche une largeur de travail de 3 m, est capable de travailler jusqu’à 50 cm de profondeur et a été conçue pour les sols légers et les tracteurs jusqu’à 230 ch. La seconde est disponible en version de 3 ou 4 m de large, travaille jusqu’à 60 cm de profondeur, se montre adaptée aux terres lourdes et aux tracteurs développant jusqu’à 400 ch.
Les deux versions sont dotées de deux rangées de dents explosives à ailettes. La dent présente une largeur de 350 mm et propose deux positions de hauteur des ailettes. Elle est équipée d’un triangle éclateur et d’une pointe de 70 mm à montage rapide, également disponible en version carbure. Le but : assurer une restructuration profonde et un mélange intensif pour, in fine, éliminer les couches compactées du sol. Côté sécurité, deux solutions sont proposées à la vente : boulon de cisaillement ou non-stop hydraulique.
À l’arrière, un double rouleau à pointe assure le nivellement de la surface après le passage des dents. C’est également par son biais que se règle la profondeur de travail, hydrauliquement. Le flux de terre est maintenu grâce aux déflecteurs latéraux, à repliage mécanique ou hydraulique.
En parallèle, l’Alsacien enrichit son catalogue d’un nouveau déchaumeur à dents polyvalent dédié au travail entre 3 et 20 cm de profondeur, le Highlander. Celui-ci s’intercale entre le Prolander et le Cultimer. Ses fonctions : scalper superficiellement, détruire et incorporer les résidus et les adventices, niveler et préparer l’interculture.

Cet outil traîné se décline en deux largeurs (6 et 7,50 m), chacune embarquant quatre rangées de dents montées sur sécurité non-stop mécanique. Ces dernières supportent un effort à la pointe de 350 kg. Selon les travaux effectués et le type de sol, les dents peuvent être équipées d’ailettes et de cinq types de pointes différentes (trois pointes carbure Durakarb de 50, 65/35 ou 80/50 mm et deux pointes forgées de 60 ou 80 mm).
Le contrôle de profondeur s’effectue via les roues de jauge. Le Highlander peut en recevoir jusqu’à huit. Couplées à un timon flottant et à des extensions flottantes, elles assurent le suivi du sol.
En option, le déchaumeur peut être équipé, à l’avant, de disque de pré-découpe. À l’arrière, le rouleau double U de 550 mm de diamètre à pression de rappui réglable peut être remplacé par une triple herse, avec réglage hydraulique de l’inclinaison. À l’automne, il peut être utilisé sans rouleau.
Une nouvelle trémie frontale à deux compartiments…
Le catalogue Kuhn intégrait déjà la trémie frontale TF 1512 d’une capacité de 1.500 l (2.000 l avec rehausse). S’y ajoute maintenant la version pressurisée TF 2300 C à deux compartiments (60/40) d’une capacité de 2.360 l. Cette dernière peut être couplée à un semoir en ligne, à un semoir monograine ou à un déchaumeur. Cette configuration permet d’implanter en un seul passage un couvert multi-espèces, d’apporter un engrais starter au semis ou encore d’appliquer un anti-limace, toujours au semis. Bien entendu, les deux compartiments peuvent également recevoir le même produit.
La TF 2300 C bénéficie d’un nouveau doseur à cassettes Optiseed ; chaque cuve étant équipée de deux doseurs indépendants. Les deux produits, dosés individuellement, peuvent être mixés (single shot) ou distribués séparément (double shot). Le constructeur a prévu un agitateur pour faciliter l’écoulement des semences dites « difficiles ».

Le changement de cassette s’effectue sans outil. Lors de cette opération, une trappe guillotine isole la cassette, dotée d’une poignée, des semences. Ainsi, le chauffeur n’entre jamais en contact avec les éventuelles poussières résultant du traitement de semences.
La trémie peut être équipée d’un cadre porteur ou d’un tasse-avant, lui aussi renouvelé. Celui-ci embarque quatre roues de grand diamètre (822 mm) et un porte-masse intégré pouvant accueillir jusqu’à 800 kg.
Enfin, la TF 2300 C se pilote via un terminal Isobus. Sont, notamment, prévus : ouverture et coupure automatique du semis et des engrais par gps, modulation indépendante de la dose de semis et de fertilisants selon une carte de modulation…
… à associer avec une herse et une rampe de semis
Par ailleurs, Kuhn continue d’étoffer son offre de herse rotative repliable RCS. Après les modèles de 4, 4,50 et 5 m, c’est une version de 6 m voit le jour, sous le nom HR 6030 RCS. Comme ses petites sœurs, elle est combinable avec différentes rampes de semis (céréales ou monograine), montées directement sur le rouleau en vue d’en faciliter l’attelage et le dételage. Sont ainsi disponibles : la rampe à socs BTFR 6010, sa déclinaison monodisque BTFR 6020, la version Seedflex 1000 BTFR 6030 (doubles disques montés sur parallélogramme) ou encore la rampe monograine Kosma CSM (8 rangs). Le tout s’associe à une trémie frontale, qu’il s’agisse de la version simple cuve TF 1512 ou de la nouvelle double cuve TF 2300 C.
Ce modèle se veut moins lourd que la HR 6040, déjà commercialisée. De ce fait, il est adapté aux tracteurs de moyenne puissance, tout en admettant une puissance maximale de 350 ch.
De série, la HR 6030 RCS se règle hydrauliquement depuis le terminal installé en cabine, qu’il s’agisse de la profondeur de travail ou des paramètres de la barre niveleuse. Deux rouleaux de rappui de grand diamètre sont proposés à la vente : le Megapacker (590 mm) et le Steelliner (550 mm). De série également, ce modèle est équipé de dents DuraKuhn revêtues de carbure.
Deux nouvelles largeurs pour le semoir Megant
Le semoir porté Megant, destiné au semis simplifié, existait jusqu’ici en une seule largeur de travail, à savoir 6 m. Ce modèle à dents voit sa gamme s’élargir, avec l’apparition de ses grands frères de 7,20 et 8 m. Ces 722 R et 802 R peuvent, comme le 602 R, être équipés de socs attaquants réversibles, de socs droits ou de dents fines de 12 mm ; le tout réparti sur quatre rangées.
Le premier nouveau-né répond à une demande croissante de compatibilité avec les rampes de pulvérisateurs de 36 m, en vue de réaliser un jalonnage symétrique sur cinq passages. Il requiert une puissance de 180 ch et affiche un écartement entre rang de 15 cm, comme le 602 R. Le 802 R nécessite, quant à lui, un tracteur de 200 ch et permet de semer jusqu’à 8 ha par heure (inter-rang : 20 cm).

Tous deux possèdent une trémie de 1.800 l. Elle peut être complétée d’une trémie additionnelle SH 1120 d’une capacité de 110 l afin de semer simultanément deux espèces ou d’incorporer un engrais en même temps que le semis.
Les Megant reposent sur leurs roues avant, assurant aussi la gestion de la profondeur, ainsi que sur leurs roulettes de rappui arrière, optionnelles. De quoi leur permettre de suivre le relief du sol.
Ils sont également Isobus, et se contrôlent depuis la cabine du tracteur à partir d’un terminal compatible ou des moniteurs CCI 60, CCI 800 et CCI 1200. Ces deux derniers assurent la coupure de section et la modulation de dose. Pour les tracteurs non-Isobus, on optera pour le terminal VT 30.
Les Espro entrent dans une nouvelle génération
Kuhn renouvelle également sa gamme de semoirs traînés simple trémie destinés au semis simplifié. La gamme Espro 1002 (R) vient ainsi remplacer les Espro 1000 (R) et se décline en trois modèles : un fixe de 3 m (Espro 3002) et deux repliables de 4 et 6 m (Espro 4002 R et 6002 R). Le premier peut embarquer 2.500 l de semences tandis que les deux autres portent leur autonomie à 3.500 m.

Outre les caractéristiques déjà connues de la gamme, dont la barre de semis Crossflex ou les roues de rappui de grand diamètre, ces modèles affichent plusieurs nouveautés. L’outil a été redessiné et reçoit une trémie en matière plastique en vue de réduire son poids et, in fine, la consommation de carburant. L’accès à la trémie a été facilité avec l’apparition d’une nouvelle plateforme latérale. Un mode demi-ouverture fait son apparition. Il permet d’approcher le moyen de chargement plus près du semoir et, par conséquent, simplifie le remplissage de la trémie.
Enfin, un disque de travail « droit » est désormais disponible. Celui-ci se veut plus adapté aux techniques culturales simplifiées en limitant, selon le constructeur, la surface travaillée au sol.





