Des nouvelles mesures pour lutter contre l’IBR

Face à la recrudescence de la maladie fin 2025, des actions seront mises en place à court et long terme. D’abord, rappelons que l'interdiction générale de vaccination est reportée au 1er novembre 2027. De plus, un renforcement des mesures applicables aux troupeaux d'engraissement a été décidé. Cela concerne notamment l’obtention d’un statut à l’image des troupeaux conventionnels et les conditions pour l’obtention d’un statut indemne d’IBR, tels que la mise en place d’un bilan sérologique annuel et l’instauration d’un double test à l’achat. Le transport scellé sera appliqué pour les troupeaux d’engraissement avec un statut «infecté». Des contrôles plus stricts seront aussi effectués sur l'isolement des bovins pour lesquels les tests à l’achat ne sont pas terminés et sur la séparation des animaux.
Le cabinet du ministre indique qu’en concertation avec le secteur, les points faibles sur le terrain seront identifiés et des fiches d'information seront élaborées. Par ailleurs, une plus grande attention sera accordée à la sensibilisation à la biosécurité, et des campagnes de communication seront lancées à cet effet.
Notons également qu’en cas de situation épidémiologique défavorable, il conviendra de déconseiller d'organiser des concours et des expositions, voire de les interdire si nécessaire. «L’indemnisation des éleveurs sera rapide et correcte et le contrôle sera strict en matière de fraude», assure encore le cabinet.
À plus long terme, des adaptations seront nécessaires au niveau de Sanitel en vue d’améliorer la traçabilité et de simplifier les contrôles, en plus des adaptations de la législation existante, notamment en matière d'IBR, d'identification et d'enregistrement, de transport et de biosécurité.
Spécifiquement, par rapport au transport, un bovin pourra rester dans le commerce pendant maximum 14 jours. Le registre d’entrée et de sortie des étables de négociant dans Sanitel devra être complété selon les mêmes règles que celles applicables aux centres de rassemblement agréés, c’est-à-dire avant le déchargement et au plus tard au moment du départ des bovins. Enfin, les animaux ne peuvent plus être certifiés dans les étables de négociant.
« Ensemble, avec toutes les parties concernées, les transporteurs, les engraisseurs, les agriculteurs… nous mettons tout en œuvre pour obtenir le statut indemne d'IBR et garantir la santé de notre secteur bovin », conclut le ministre de l’Agriculture.





