De l’école à la ferme: le herd-book Aubrac prend son envol en Wallonie











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Si l’on vous dit Tripl’Scotch, ne pensez pas directement à une boisson alcoolisée, mais plutôt à un projet de recherche ! En effet, derrière ce nom assez surprenant, on retrouve l’Angus. Une race écossaise utilisée en croisement sur des vaches Jersaise, Normande et Holstein dans le cadre d’un programme mené par Luc Delaby, ingénieur à l’Inrae (Institut national français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). Le pari ? Valoriser ces veaux laitiers issus de cette union. Et cette idée remporte déjà un franc succès !

Affectant principalement les vaches laitières, mais aussi les troupeaux allaitants et d’engraissement, la maladie de Mortellaro est l’une des principales causes de boiterie dont il est extrêmement difficile de se débarrasser après son introduction dans un élevage.

Produire une bonne viande rouge avec des bovins laitiers : c’est possible ! Pour le prouver, le Cirbeef, en Bretagne, scrute ces animaux dans les moindres détails pour réussir à obtenir un produit qui correspond aux attentes culinaires de nos voisins français. Et l’enjeu est de taille lorsqu’on sait que 55 % de la viande consommée dans leur restauration provient d’autres pays.

En Wallonie, la valorisation des veaux demeure un véritable enjeu en élevage laitier. Souvent vendus à de faibles prix, ces animaux sont exportés à plus de 90 % vers des centres d’engraissement hors de notre territoire. Pour répondre à cette problématique, différents projets ont vu le jour. C’est notamment le cas de Go Veaux, soit un groupe constitué de chercheurs du Centre wallon de recherches agronomiques et d’éleveurs. Une recherche sur le terrain, donc, avec des agriculteurs, comme Harry Raven, qui a fait du veau sous la mère l’une de ses spécialités.

Luc Delaby, ingénieur à l’Inrae (Institut national français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), spécialiste en physiologie animale et systèmes d’élevage sera en Wallonie ces 18, 19 et 20 novembre. Dans ce cadre, trois journées techniques seront proposées.







En raison de la dégradation de la situation, de plus en plus d’éleveurs et de vétérinaires remettent en question le programme de lutte contre l’IBR. Dans un avis, le comité scientifique de l’Afsca indique qu’un arrêt immédiat de la vaccination n’est réalisable que s’il est associé à une série d’améliorations, notamment en matière de biosécurité et de contrôle des établissements commerciaux.

Sicarev est une coopérative qui compte plus de 8.000 éleveurs bovins et ovins. Créée en 1962, son objectif est de maîtriser l’ensemble de la filière, depuis l’élevage jusqu’à la transformation des produits et leur commercialisation. Dans ce cadre, elle détient un centre de tri et d’exportation qui brasse environ 50.000 bêtes chaque année.

Suite au contexte sanitaire, le Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand s’est déroulé sans bovins. Mais qu’à cela ne tienne, les visiteurs ont tout de même pu en apprendre plus sur l’élevage auvergnat grâce aux Farm Tours, soit des visites de fermes ou de sites ayant ouvert leurs portes pour l’occasion.

De nouveaux foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été détectés cet automne, en France et en Espagne. Cela prouve que la maladie est capable de se déplacer parfois sur de longues distances. Les mesures de biosécurité restent donc de mise ainsi qu’une extrême prudence en cas de transports d’animaux depuis les pays infectés, comme le rappelle l’Afsca.

Le Sommet de l’Élevage qui aura lieu du 7 au 10 octobre à Clermont-Ferrand se déroulera sans bovin. En effet, suite à la dermatose nodulaire contagieuse, ces animaux n’auront pas leur place sur le salon. Il n’y aura, dès lors, pas de concours ni de présentation.
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