Récolte de pommes de terre dans le nord-ouest de l’UE: la production revue à la hausse

Le Nepg estime que 10 à 20
% de la récolte doivent encore être réalisés en 
Hollande, en Grande-Bretagne et dans le Nord de l’Allemagne, en raison 
de conditions très humides.
Le Nepg estime que 10 à 20 % de la récolte doivent encore être réalisés en Hollande, en Grande-Bretagne et dans le Nord de l’Allemagne, en raison de conditions très humides. - M. de N.

Bien que toute la récolte ne soit pas encore engrangée, le Groupe des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen – Belgique, France, Hollande, Allemagne, Grande-Bretagne – estime que la récolte totale sera de l’ordre de 28,9 millions de tonnes de tubercules. C’est davantage que ce qui avait été estimé en septembre.

Ledit Nepg indique qu’il y a encore entre 10 et 20 % de la récolte qui doivent être effectués aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, mais aussi dans le Nord de l’Allemagne, en raison de conditions particulièrement humides.

La production des 5 pays concernés (UE-5) devrait dépasser de 17,7 % la récolte 2016 et de 15,6 % la moyenne des 5 dernières récoltes. Elle est même un peu supérieure à la production record de 2014.

On enregistre des rendements plus élevés dans chacun de ces cinq pays, mais on observe aussi de fortes variations de ces rendements. Ainsi, dans certaines sous-régions françaises et belges, des producteurs n’arriveront pas à honorer leurs contrats faute de tonnages suffisants. Les rendements plus élevés se combinent à l’extension des surfaces (+ 5,9 % en moyenne pour l’Union européenne à 5) avec même une hausse de 8,8 % en Allemagne.

Notons également que l’évolution de la demande depuis 2014 a été plus élevée que l’abondante récolte 2017.

Davantage de tare et un bémol en transformation

Le Nepg s’attend à des tarages plus importants au cours de la saison. La qualité est généralement bonne, bien qu’il y ait dans chaque pays des lots à problèmes et des hangars aux prises à des soucis de conservation, notamment dans les zones en bordure maritime qui ont été très copieusement arrosées en septembre.

On signale des problèmes de pourritures bactériennes, pourritures humides, mildiou, pommes de terre vitreuses… dans certains hangars. Dans le Benelux, les poids sous eau sont souvent insuffisants, avec par exemple 30 % des lots de Bintje et 10 % des lots de Fontane en Belgique qui n’atteignent pas les PSE demandés par l’industrie.

Enfin, les rendements en transformation seront également moindres en raison des faibles poids sous eau.

Ces trois éléments pourraient avoir une influence sur l’évolution des prix au cours des prochains mois.

Enfin, il apparaît également que nombre de producteurs sont contraints de stocker des tonnes excédentaires de manière plus ou moins précaire, ce qui alimentera l’offre dans les semaines à venir.