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Biofiltre: l’entretien reste de mise en cette période hivernale

Parmi les systèmes de traitement des effluents phyto, certains agriculteurs ont opté pour le biofiltre. Chaque année, durant l’hiver, il est important de réaliser l’entretien et de vérifier l’état du dispositif pour garantir son bon fonctionnement. Il est encore temps de se pencher sur la question, mais il ne faut plus tarder.

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Le biofiltre est une tourelle constituée d’un à trois cubitainers superposés qui sont remplis d’un mélange de paille, compost et terre de culture. Ce substrat « vivant » permet l’épuration des effluents phytopharmaceutiques par voie biologique. Des microorganismes y dégradent les matières actives, à condition de disposer, tout au long de la saison, de bonnes conditions d’humidité et d’aération pour leur développement.

Un substrat à entretenir et réalimenter

Chaque année, durant l’hiver, il est recommandé de brasser le substrat et de le réalimenter pour compenser le tassement et la dégradation naturelle. Pour combler le volume perdu, l’agriculteur peut rajouter de la paille hachée, du terreau ou du compost de fumier, ainsi que de la terre de culture. Un renouvellement complet du substrat est généralement conseillé après six à huit ans d’utilisation.

Les substrats retirés peuvent être épandus en mélange avec des effluents d’élevage solides ou des composts, à raison de 1 m³/ha.

Attention toutefois : après une intervention (brassage, ajout ou remplacement), le substrat doit rester au repos un à deux mois pour permettre une reprise correcte de l’activité microbienne avant la remise en service du biofiltre.

Vérifier et améliorer le système

Cette période est aussi l’opportunité de contrôler l’état des différents éléments du biofiltre (cuves IBC, tuyaux, drains, asperseurs) et de vérifier si le système est toujours bien dimensionné par rapport aux volumes d’effluents générés au cours d’une année sur l’aire de lavage du pulvérisateur. Des unités peuvent alors être ajoutées ou retirées afin de s’adapter aux besoins réels de l’exploitation.

Sur le terrain, la gestion de l’humidité pose souvent question : dans certains cas, une solution de stockage tampon permet de réguler les apports. Il est également parfois nécessaire d’améliorer la répartition des effluents sur le substrat, suite à l’apparition de voies d’écoulement préférentielles

Enfin, pour rappel, toutes les opérations de rinçage du pulvérisateur et les opérations de maintenance effectuées sur le système de traitement doivent être consignées dans un registre.

D’après Protect’eau

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