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Le reliquat azoté en sortie d’hiver, la base d’une fertilisation raisonnée

Le reliquat azoté en sortie d’hiver est une clé indispensable afin de fertiliser de manière raisonnée. Depuis l’entrée en vigueur du PGDA IV, c’est également obligatoire pour pouvoir fertiliser une céréale d’hiver après une culture de légumineuses.

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Raisonner la fertilisation ne présente que des avantages. La qualité de l’eau souterraine est préservée et, vu le prix élevé des engrais, cela représente une épargne financière conséquente. Pour ajuster au mieux l’apport de fertilisants aux besoins de la culture, il est nécessaire de connaître le reliquat azoté en sortie d’hiver (RSH) des parcelles. Ces reliquats azotés correspondent à la quantité d’azote minéral disponible immédiatement dans le sol pour le développement des plantes.

Des conditions variables, des reliquats à mesurer

Les conditions météorologiques de l’automne et du début de l’hiver 2025-2026 ont été variables, avec plusieurs périodes pluvieuses susceptibles d’avoir influencé la dynamique de l’azote. Selon le type de sol, le précédent cultural et le drainage, des transferts d’azote vers les horizons plus profonds ont pu se produire. D’où l’intérêt de disposer d’un reliquat azoté mesuré en sortie d’hiver pour ajuster la fertilisation au plus près de la réalité de la parcelle.

Ces éléments font partie des postes pris en compte par les conseillers Protect’eau quand ils réalisent un plan de fertilisation. C’est pourquoi il est important de les évaluer avec précision, notamment via l’analyse de sol en sortie d’hiver. Pour savoir si l’azote se trouve encore dans la zone racinaire de la culture à fertiliser, il faut réaliser un profil azoté dont la profondeur sera fonction du système racinaire de la culture (prélèvements jusqu’à 30, 60 ou 90 cm).

Des valeurs moyennes qui bénéficient à tous

Tout agriculteur qui souhaite des informations précises pour ses parcelles peut commander une analyse. La commande peut être effectuée via le site internet https://requacarto.cra.wallonie.be pour les laboratoires provinciaux et https://www.bdb.be/fr pour le Service pédologique de Belgique. Chaque année, plusieurs centaines d’analyses sont réalisées par les laboratoires à la demande des agriculteurs.

Grâce à la collaboration des laboratoires pour le partage de ces données, des moyennes sont générées en fonction de l’occupation du sol, du précédent, de l’apport d’engrais de ferme et de la région agricole concernée. Environ 1.700 profils azotés sont utilisés pour réaliser ces moyennes. Elles sont fournies à titre informatif et sont disponibles en ligne, via www.protecteau.be/fr/reliquats-azotes-moyens. Les reliquats moyens sont mis à jour progressivement au printemps.

Un complément au module Ferti

Le module ferti-culture développé par Protect’eau permet de déterminer les quantités d’azote minéral à apporter à la parcelle. Il prend en compte les caractéristiques de sol, l’historique de la parcelle ainsi que son potentiel de rendement. Connaître le reliquat azoté de la parcelle est une donnée essentielle pour un calcul précis de la fertilisation. Si l’agriculteur ne dispose pas d’une analyse de sa parcelle, les reliquats moyens constituent une bonne référence de base.

Ce module est disponible gratuitement via www.protecteau.be/fr/ferti-culture.

D’après Protect’eau

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