Betteraves sucrières: semer sans précipitation… et penser au désherbage
L’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave (Irbab) s’attend à ce que les semis betteraviers prennent leur envol ce week-end. De quoi penser, également, aux premiers désherbages de pré-émergence.

Si quelques dizaines d’hectares ont été semées avant les pluies, les semis devraient redémarrer ce week-end, confirme l’Irbab dans son message du 19 mars. L’occasion de rappeler quelques conseils aux planteurs.
Semer dans de bonnes conditions
Premièrement, un semis réalisé dans de bonnes conditions aura un effet positif sur la levée des betteraves. Une levée homogène aura une importance particulière dans la gestion du désherbage et un effet sur la diminution de l’attractivité pour les pucerons. Elle facilitera également l’arrachage et le décolletage en fin de saison.
« L’automne et l’hiver ont été déficitaires en pluie (à l’exception de février), ce qui rend les sols moins humides en profondeur que pour les semis de 2025. Cependant, les pluies des derniers jours se sont accumulées dans la couche superficielle. Avant d’entamer la reprise des terres, un contrôle « à la bêche » permet de se rendre compte de la structure en surface et en profondeur : la motte de terre doit s’émietter ! », rappelle encore l’institut betteravier.
La reprise du sol (labour ou TCS) se limitera à la profondeur ressuyée et ne dépassera pas 7 cm pour éviter de rompre la capillarité et de remonter du sol humide responsable des grosses mottes séchantes. La préparation du lit de semis se fera aussi en un nombre limité de passages (deux). Le lit de semences doit être bien rappuyé juste sous la graine et suffisamment fin avec de petites mottes. Ceci permettra un semis à profondeur homogène à 2,5 cm. « Patientez si on annonce des pluies dans les 24 -48 heures après la fin de votre semis », insiste-t-il.
Pour le désherbage de pré-émergence
Si les premières parcelles ont été semées, cela signifie également que les premiers traitements de désherbage vont pouvoir être effectués.
Dans ce cas, la pulvérisation doit être réalisée le plus rapidement possible après le semis, idéalement dans les 48 heures.
En présence de matricaire et chénopode, sont recommandés le Goltix (2 l/ha) et le Centium (0,050 l/ha).
En présence de gaillet, matricaire et petite ciguë, on s’orientera vers le Goltix Queen ou le Kezuro (1,5 à 3 l/ha).
« Attention au dosage du « Centium » en pré-émergence ! », alerte l’Irbab. Le surdosage ou des précipitations abondantes juste après la pulvérisation peuvent, en effet, engendrer des dégâts : blanchissements ou retards de levées. Comme indiqué ci-dessus, il est conseillé de l’appliquer à la dose de 50 ml/ha pour les sols normaux et de diminuer celle-ci sur sols légers.
Et dans le système Conviso Smart ?
Lorsque des populations abondantes d’adventices problématiques (matricaire, séneçon…) sont présentes ou que l’on sait que des populations d’adventices résistantes aux ALS sont déjà présentes ou susceptibles d’apparaître, il peut être judicieux d’y effectuer un traitement de pré-émergence. « Cela permet de réduire le risque de développement de résistance et rendra les traitements de post-levée plus efficaces », détaille encore l’Irbab.





