Biotechnologies agroalimentaires: la Wallonie se profile en acteur de référence d'ici 2035
Wagralim, le pôle de compétitivité de l'industrie agroalimentaire en Wallonie, a présenté ce vendredi une note stratégique sur les biotechnologies agroalimentaires. Objectif: faire de la Wallonie un acteur de référence en Europe d'ici 2035.

C'est que, malgré les freins qui persistent, la Région dispose d'atouts solides en la matière: une expertise historique en fermentation, bioprocédés et transformation de biomasse; des centres de recherche et universités reconnus à l'échelle internationale ou encore un tissu industriel innovant, avec des entreprises comme Puratos, Cosucra, Galactic, Minagro, Fytofend, souligne Wagralim.
Avec ses partenaires (le fonds d'investissement liégeois Noshaq, ING, l'entreprise Puratos et l'Agence wallonne à l'exportation - AWEX), le pôle de compétitivité a mis en lumière les domaines d'application les plus porteurs.
Parmi ceux-ci, les biosolutions peuvent représenter des alternatives aux produits phytosanitaires traditionnels pour une agriculture durable. La nutrition-santé, avec le volet des pré-pro-postbiotiques à fort potentiel d'innovation, et la nutrition animale, avec une approche de nutrition sur mesure, sont également vecteurs de progrès.
Enfin, «un quatrième axe, transversal et stratégique, s'impose comme indispensable: le dérisking», poursuit Wagralim. «Le développement de projets biotechnologiques reste complexe, long et capital-intensif. Réduire les risques - qu'ils soient technologiques, industriels ou financiers - est une condition essentielle pour accélérer leur passage au marché», explique le pôle.
Selon ce dernier, ce dérisking implique notamment un accompagnement plus précoce des projets, des dispositifs de validation technologique et une meilleure sécurisation des investissements.
Enfin, malgré les atouts de la Wallonie, «certains freins limitent aujourd'hui le développement du secteur», admet Wagralim en pointant le manque de coordination entre les acteurs, une visibilité insuffisante à l'international et le manque de projets entrepreneuriaux issus de la recherche.
Pour y remédier, le pôle plaide pour l'organisation de programmes de collaboration académique - industriel; l'identification plus précoce des projets biotechs innovants; la structuration du réseau wallon avec un point de contact central et le renforcement de l'intégration de la Wallonie dans les dynamiques européennes, l'Europe identifiant les biotechnologies comme un segment porteur d'innovation.








