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Désherbage du maïs (1/3) : quelles stratégies adoptées pour la saison 2026?

En culture de maïs, la lutte contre les adventices se complique progressivement avec la disparition de certaines matières actives. Tenant compte de ces évolutions, le Cipf expose ses recommandations pour un désherbage réussi, en pré ou en postémergence, face aux dicotylées annuelles et autres graminées estivales.

Temps de lecture : 13 min

Les essais mis en place au cours des dernières années par le Cipf montrent que les difficultés rencontrées en céréales ne trouvent pas systématiquement une solution en culture de maïs pour éliminer ray-grass, vulpins voire sétaires. Le retrait du S-métolachlore, du flufénacet et de leurs associations avec terbuthylazine réduit les possibilités. Par ailleurs, l’extension des surfaces concernées par le souchet comestible dans le Hainaut et en Province de Liège nécessite la plus grande vigilance.

Des retraits et une nouveauté

Outre le retrait des autorisations des produits à base de flufénacet + terbuthylazine (lire en p.15), plusieurs points sont à épingler dans la liste des produits phytosanitaires disponibles.

– Une nouveauté : Lortama

Cette nouvelle association, commercialisée par Corteva Agriscience, contient 40 g/l de nicosulfuron, 9,64 g/l de thifensulfuron-méthyle, 3,97 g/l de florpyrauxifen-benzyl et 9,05 g/l d’isoxadifen-éthyl. Elle combine ainsi deux sulfonylurées inhibitrices de l’ALS, bien connues et utilisées de longue date, avec une nouvelle substance active, le florpyrauxifen-benzyl, qui fait son entrée dans les programmes de désherbage du maïs. Dans un contexte marqué par la rareté des nouvelles matières actives, cette arrivée constitue une évolution notable.

Le florpyrauxifen-benzyl appartient à la famille des arylpicolinates et se distingue par un mode d’action inédit. Il agit en mimant les auxines naturelles, perturbant la croissance des adventices sensibles, ce qui provoque leur développement anarchique puis leur destruction. Absorbé exclusivement par voie foliaire, il présente en outre un profil environnemental favorable, avec une dégradation rapide dans le sol et une faible mobilité.

Homologuée à la dose maximale de 1 l/ha, cette spécialité s’utilise du stade 2 à 8 feuilles visibles du maïs et se formule sous forme de dispersion huileuse (OD). Son utilisation implique le respect d’une zone tampon de 20 m vis-à-vis des eaux de surface ainsi que le recours à des buses antidérive assurant une réduction d’au moins 75 % de la dérive.

Les essais conduits depuis plus de quatre ans par le Cipf confirment une bonne efficacité sur un large spectre d’adventices, notamment les panics, pâturins, chénopodes, mourons, matricaires, érodiums et géraniums.

Dans les schémas de préémergence sans terbuthylazine, les géraniums peuvent échapper. Une correction avec Lortama 1 l permet de les contrôler en postémergence.
Dans les schémas de préémergence sans terbuthylazine, les géraniums peuvent échapper. Une correction avec Lortama 1 l permet de les contrôler en postémergence. - Cipf

Autorisation temporaire du Frontier Elite en incorporation sur souchets comestibles

À la demande de plusieurs centres de recherche et de vulgarisation en Flandre, le Frontier Elite a obtenu une dérogation 120 jours à partir de ce 1er avril 2026 pour l’incorporation à 10 cm, à la dose de 1,2 l/ha dans le cadre de la lutte contre souchet comestible. Cette incorporation ne peut être réalisée qu’une seule fois, tous les 36 mois.

La protection phytosanitaire en culture de maïs est-elle concernée par le Pfas ?

Depuis deux à trois ans, les Pfas suscitent une inquiétude croissante en matière de santé humaine et environnementale. Ces substances regroupent une très large famille de composés chimiques, comprenant plusieurs milliers de molécules. Elles se caractérisent toutes par la présence d’une ou plusieurs liaisons carbone-fluor, extrêmement stables, qui limitent fortement leur dégradation naturelle, d’où leur appellation de « polluants éternels ».

Les Pfas présentent des propriétés remarquables : résistance à des températures élevées, imperméabilité, caractère lipophobe, propriétés antitaches et antiadhésives. Ces caractéristiques expliquent leur utilisation massive par l’industrie depuis les années 1950. Aujourd’hui, ils sont omniprésents dans de nombreux secteurs, notamment les textiles imperméables, les emballages alimentaires, les cosmétiques, les mousses anti-incendie, les revêtements antiadhésifs, mais également dans le domaine agricole via certains produits phytopharmaceutiques.

Certains Pfas peuvent se dégrader en métabolites de très petite taille, notamment le Tfa (acide trifluoroacétique), une molécule extrêmement persistante dont les concentrations dans l’environnement augmentent de manière continue. Bien que le Tfa soit actuellement considéré comme faiblement toxique pour l’homme et l’environnement, et qu’il ne fasse pas l’objet de normes strictes pour l’eau potable, des études récentes suggèrent un possible effet sur le développement, observé notamment chez le lapin. Ces résultats soulèvent des interrogations et font actuellement l’objet d’évaluations complémentaires au niveau européen. Les conclusions de l’Efsa, attendues d’ici mi-2026, pourraient avoir des implications importantes pour l’autorisation de certaines substances actives.

En Belgique, une étude du Spf Économie et Santé publique (décembre 2023) estime l’utilisation totale de Pfas à environ 8 330 t, tous secteurs confondus, dont plusieurs centaines de tonnes pour le secteur agricole (moins de 6 %). À ce jour, 29 substances actives de type Pfas sont commercialisées dans les produits phytopharmaceutiques. En culture de maïs, cela concerne notamment trois herbicides (isoxaflutole, prosulfuron et tembotrione) ainsi que deux insecticides (téfluthrine et lambda-cyhalothrine). Il n’a toutefois pas encore été démontré que toutes ces substances actives qui sont Pfas forment également du Tfa en tant que métabolite.

Parmi les cinq matières actives concernées en maïs, quatre sont en cours de renouvellement d’approbation au niveau européen. Leur avenir devrait être décidé dans les prochaines années. Toutefois, actuellement, ils restent agréés et donc utilisables pour cette saison.

Limitation pour l’application de la terbuthylazine

Depuis le 21 mai 2021, un nouveau règlement d’exécution de la Commission concernant les conditions d’approbation de la substance active « terbuthylazine » a été voté afin d’éviter la contamination des eaux souterraines.

Faisant suite à cette décision, le Comité d’agréation avait revu les autorisations de l’ensemble des produits à base de terbuthylazine pour en limiter l’usage à une seule application tous les trois ans sur une même parcelle et à une dose maximale de 750 gr/ha à partir de 2022 avec effet rétroactif. Les utilisateurs doivent tenir compte des applications effectuées les années précédentes sur une même parcelle.

Cette restriction s’appliquant depuis 2022, cela signifie que les agriculteurs qui ont utilisé un produit à base de terbuthylazine sur une parcelle en 2024 et 2025, ne pourront pas appliquer cette matière active en 2026.

Sont concernés par cette modification les produits suivants : Akris, Calaris, Callistar, Click pro et Click Premium.

Quelles sont les conditions optimales pour réussir le désherbage en préémergence ?

Les produits racinaires agissent principalement sur les graines en germination par absorption par le coléoptile (gaine protectrice des cotylédons) ou les racines séminales. Ils doivent être appliqués avant la levée des adventices, bien répartis sur le sol en l’absence de grosses mottes et de semences de maïs en surface. L’efficacité d’un herbicide de préémergence est dépendante de trois paramètres : la présence d’eau dans les premiers centimètres du sol, la teneur en argile et en matière organique.

L’humidité du sol est le facteur essentiel. En effet, seule la partie qui est dissoute dans la solution du sol sera efficace vis-à-vis des adventices. On notera toutefois des différences de solubilité dans l’eau entre substances actives. À titre d’exemple, l’efficacité du diméthénamid P (1499 mg/l à 20°c) très soluble dans l’eau sera moins affectée en conditions plus sèches que la pendiméthaline qui est nettement moins soluble (0,33 mg/l à 20°c). Dans les mêmes conditions, le pethoxamide se situe respectivement à 400 mg/l.

Les teneurs en argile et en matière organique influencent également le contrôle des adventices. Des taux élevés bloquent les substances actives qui ne seront plus disponibles pour assurer la destruction des mauvaises herbes.

La réussite d’un traitement de préémergence est fortement tributaire de la qualité de préparation de sol et des conditions d’humidité au moment de l’application. Privilégier les interventions dans les 48 heures après le semis permet souvent de bénéficier de l’humidité en surface du sol et de favoriser la bonne régularité du film herbicide formé. La pluviométrie post-application est également importante. En effet, pour obtenir une efficacité optimale des produits racinaires, 1 à 15 mm de pluies sont nécessaires dans les 10 jours.

Avec quels herbicides ?

En présence de terbuthylazine, lorsque ces conditions favorables sont réunies, il est possible de composer des associations permettant d’éliminer l’ensemble des annuelles classiques. Par contre, les vivaces (liserons, rumex, chardons, chiendents…) imposent une intervention en postémergence. Un traitement Akris 2 l + Stomp Aqua 2 l peut s’avérer complet si les conditions d’applications sont optimales.

En présence de terbuthylazine en préémergence, les vivaces comme le liseron nécessitent également une intervention en post-émergence.
En présence de terbuthylazine en préémergence, les vivaces comme le liseron nécessitent également une intervention en post-émergence. - J.V.

Certaines substances actives (isoxaflutole, pendiméthaline) utilisées en préémergence ont une sélectivité de position. Elles ne peuvent entrer en contact avec la graine de maïs en germination (profondeur de semis 3 à 5 cm nécessaire).

L’application sur un sol sec avant une pluie abondante n’est donc pas sans risque surtout s’il s’agit d’un sol léger.

Sans terbuthylazine, l’Adengo TCMax permet de sécuriser le contrôle des adventices plus difficiles. En effet, l’association Adengo 0,22 l + Stomp Aqua 1,5 l présente un spectre quasi complet, la renouée liseron étant la seule faiblesse de cette combinaison. Attention toutefois à bien nettoyer le pulvérisateur si ces traitements maïs s’intercalent entre des pulvérisations de parcelles de betteraves !

La réussite est toutefois liée à une bonne préparation du sol (terre suffisamment émiettée) et à une humidité suffisante au moment du traitement. Les traitements conseillés sont décrits dans le tableau 1. En fonction de la combinaison choisie, quelques adventices peuvent échapper.

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La postémergence en présence de terbuthylazine

En présence de dicotylées annuelles, le schéma de base sera constitué d’une association d’une tricétone (mesotrione ou tembotrione) combinée à la terbuthylazine et d’un radiculaire

Si des graminées annuelles (vulpins, pâturins, ray-grass…) sont présentes, l’ajout de 0,4 à 0,5 l de Samson extra 60 OD ou Monsoon active 0,75 l ou Dragster 135 gr + Vivolt 0,1 % v/v ou Lortama 1 l permet de les détruire. Ces trois premiers antigraminées apportent un complément d’efficacité nécessaire si on se trouve en présence de mercuriales de 4 feuilles et plus et que l’on utilise de la mésotrione.

Dans les situations où l’on rencontre une flore de dicotylées annuelles ainsi que des panics et/ou sétaires, diverses associations sont possibles (tableau 2). Elles font intervenir pour combattre ces graminées estivales, des matières actives telles que le nicosulfuron seul (Samson extra 60 OD) ou en association avec le thifensulfuron-méthyle + florpyrauxifen-benzyl + d’isoxadifen-éthyl (Lortama), le thiencarbazone + foramsulfuron (Monsoon active), le rimsulfuron + thifensulfuron-méthyle + isoxadifen-éthyl (Dragster) la tembotrione (Laudis). Dans ce contexte, le Laudis agit à la fois sur les dicotylées annuelles et les graminées estivales.

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La mésotrioneest notamment utile contre les chénopodes et arroches moins bien contrôlés par tous les produits radiculaires (excepté la pendiméthaline). En cas d’utilisation de la mésotrione, les panics pied-de-coq, sétaires doivent être détruits par l’action de contact d’un nicosulfuron ( Samson extra 60OD ou Lortama) ou du Monsoon active ou du Maïster Power TC Max ou du Dragster. Leur action est assez lente mais généralement très efficace contre ces deux graminées.

Vu leur faible rémanence, il faudra ajouter au traitement 1,6 l d’Akris. Celui-ci renforcera l’action par contact par son apport en terbuthylazine tout en apportant une rémanence efficace contre les graminées annuelles.

Le stade optimum de traitement pour une bonne efficacité (destruction des adventices présentes et rémanence suffisante) se situe entre le stade 4ème et 5ème feuille visible du maïs (post précoce) lorsque le traitement inclut de la terbuthylazine. Les panics et sétaires les plus développés ont alors généralement atteint le stade 3éme feuilles à début tallage.

Le Capreno TC Maxest composé de tembotrione et renforcé par la thiencarbazone méthyl qui apporte un complément d’efficacité sur renouées des oiseaux et matricaires.

Lorsque la terbuthylazine ne peut être utilisée

Pour les agriculteurs qui souhaitent (doivent) traiter sans terbuthylazine, il faudra traiter plus tôt, de préférence au stade 3 à 4ème feuille visible du maïs et être attentif à la flore observée sur la parcelle. La présence de vulpin, pâturin, jouet du vent, mercuriale, renouée des oiseaux, renouée liseron et matricaire repiquée imposera bien souvent l’ajout d’un produit complémentaire (tableau 4) au schéma de base (tableau 3). Le pyridate (présent seul dans l’Onyx ou associé à la mésotrione dans le Botiga) renforce l’action de la mésotrione (vitesse d’action et meilleure efficacité sur adventices moyennement sensibles telles que les véroniques).

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Il convient toutefois d’être vigilant vis-à-vis de certains mélanges. En effet, le Monsoon active 0,75 l, le Maïster Power 0,75 l ne peuvent pas être associés à Laudis OD lorsque la dose appliquée est supérieure à 1,5 l (risque de phytotoxicité).

Éviter la présence de matricaires repiquées

La matricaire n’est difficile à éliminer que si elle a été repiquée par les travaux de sol (cas de non labour ou de labour reverdi). En postémergence, lorsque les matricaires ont moins de 10 cm, les associations classiquement utilisées (Laudis 1,75 l + Akris 1,75 l) les contrôlent parfaitement.

En présence des matricaires repiquées (tableau 5), les meilleurs résultats sont obtenus avec l’ajout de 15 gr de Peak aux mélanges classiques à base de Callisto 100SC. Le Peak (75 % de prosulfuron) peut être appliqué du stade 2 à 9 feuilles du maïs mais agit assez lentement. Il faudra donc être patient avant de voir ses effets.

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Sur digitaires : traiter avant le stade 2 ou 3 feuilles !

Si les parcelles où on retrouve des digitaires restent nettement moins fréquentes que les parcelles avec sétaires et panics, les cas rencontrés sont de plus en plus courants et les régions concernées plus nombreuses d’année en année. Si le Nord du pays est le plus concerné, on rencontre également la digitaire filiforme et occasionnellement la digitaire sanguine dans certaines parcelles en Ouest Hainaut, au nord-est de Liège, Brabant surtout en sols légers et sols sablonneux de la région jurassique. Leur levée est plus tardive que celles des autres graminées.

Le Laudis (tembotrione + isoxadifen éthyl) + un antigraminée rémanent reste la seule solution de référence contre les flores complexes de graminées estivales avec digitaires filiformes, digitaires sanguines, sétaires verticillées, sétaires vertes et panics pied-de-coq du stade 1 feuille à début tallage par contact. La garantie d’un contrôle satisfaisant des digitaires filiformes est un traitement très précoce pas plus tard qu’au stade 1 à 2 feuilles des digitaires (tableau 6).

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Avec l’arrivée du Lortama sur le marché, son association avec le Titus à 40 g/ha offre une nouvelle solution pour lutter contre les digitaires sanguines. Dans un essai mené par le Cipf à Lennik, sur une parcelle dominée par cette adventice, cette combinaison a démontré une efficacité très élevée. Grâce à un effet de synergie entre les deux produits, un contrôle total de la digitaire sanguine, traitée au stade 2-3 feuilles, a été obtenu.

Quel traitement appliquer face aux panics dichotomes et panic schinzii ?

Ces graminées essentiellement localisées en régions sablonneuses du nord du pays, en Campine se retrouvent depuis quelques années dans quelques régions de Wallonie (Pays de Herve, Brabant wallon).

Le traitement Laudis 2 l à 2,25 l + Akris 1,6 l a confirmé son excellente efficacité contre ces graminées. En préémergence, en conditions humides, leur destruction était complète en apportant comme radiculaire le Frontier Elite 1,4 l ou Akris 2,25 l. L’Adengo 0,22 l en préémergence et le Laudis 2 l + Frontier Elite 1 l au stade (1 à 3 feuilles des graminées) assurent également un contrôle total des panics schinzii.

Enfin, il ressort que le succès d’un traitement postémergence face à ces nouvelles graminées n’est garanti que par une pulvérisation en conditions d’humidité satisfaisante et à des stades très précoces des adventices (maximum au stade deux à trois feuilles étalées à talle 1 cm). Passé ce stade, la destruction devient nettement plus problématique.

Le vulpin et le ray-grass résistants aux sulfonylurées, une nouvelle difficulté en maïs

Dans quelques parcelles, le ray-grass et les vulpins résistants aux sulfonylurées, ont fait son apparition. L’importation de paille provenant du bassin parisien en est à l’origine dans certaines situations de l’extension du ray-grass. Cette résistance est une capacité naturelle et héritable qu’ont certains individus issus d’une population déterminée de survivre à un traitement herbicide létal pour les autres individus de la population. Il existe deux formes de résistance, celle par mutation de cible qui empêche l’herbicide de se fixer sur celle-ci (mutation au niveau d’un acide aminé) et une autre par laquelle la plante développe des enzymes qui dégradent les molécules d’herbicides (détoxification).

Les premiers essais réalisés en 2019 et 2020, avaient montré les limites des herbicides actuellement disponibles en maïs. En 2024, un nouvel essai avait installé à Haulchin sur une parcelle présentant une infestation moyenne de ray-grass résistants (13/m²). Tous les traitements ont été appliqués en post très précoce sur des ray-grass de 1 à 3 feuilles. Vingt-et-un jours après les traitements, aucun antigraminée spécifique (nicosulfuron, foramsulfuron) n’est parvenu à détruire le moindre ray-grass présent.

Outre le labour et le désherbage mécanique, la rotation reste certainement la meilleure voie dans ces situations.

Un premier cas de résistance aux sulfonylurées sur sétaires

En 2024, le Cipf a découvert plusieurs parcelles dans la région d’Hélècine envahies de sétaires verticillées présentant des cas de résistances au nicosulfuron Même si la résistance des sétaires vertes aux ALS est connue en France depuis 2011, il s’agit d’une première détection en Belgique.

Dans le cadre d’un essai réalisé dans cette région, des traitements de postémergence à base de Samson 60OD 0,5 l + Frontier Elite 0,7 l ont réduit les populations de sétaire sous l’action du Frontier Elite mais on n’a constaté aucune destruction des sétaires déjà levées lors des traitements.

F. Renard, G. Foucart, J-P. Mazy et M. Mary,

Centre pilote maïs, Cipf, UCL – Louvain-la-Neuve

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