Évolution des teneurs en humidité du maïs grain: malgré la sécheresse, inutile de se précipiter











Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnement
En culture de maïs, la lutte contre les adventices se complique progressivement avec la disparition de certaines matières actives. Tenant compte de ces évolutions, le Cipf expose ses recommandations pour un désherbage réussi, en pré ou en postémergence, face aux dicotylées annuelles et autres graminées estivales.

La culture de maïs valorise très bien les apports de matières organiques. Avoir recours à une fertilisation mixte, composée d’engrais de ferme et d’engrais minéraux, constitue une pratique courante. Mais comment optimiser cette fertilisation pour limiter les pertes dans l’environnement ?

En culture de maïs fourrage, la précocité, l’adaptation aux conditions locales et la régularité des performances doivent guider la décision, en particulier dans les régions du sud du Sillon Sambre et Meuse où les conditions pédoclimatiques sont moins favorables ou plus froides. Pour guider les agriculteurs concernés, 25 variétés très précoces à demi-précoces ont été évaluées l’an dernier par le Cipf et le Cpl-Vegemar, dans un réseau spécifiquement dédié au sud du pays. Sur base des résultats obtenus, une série de recommandations pour les prochains semis a été établie.

Étape ô combien importante dans l’itinéraire technique de la culture de maïs grain à sécher, grain humide ou épi broyé, le choix variétal peut être complexe vu l’étendue de l’offre semencière. Dans ce cadre, les résultats des expérimentations menées par le Cipf et le Lcv sur plusieurs dizaines de variétés constituent une aide précieuse, de même que les enseignements qui en découlent, quelques semaines avant les semis.

Dans le cadre du réseau de base Varmabel placé sous l’égide du Cipf, pas moins de 85 variétés de maïs fourrage – 44 très précoces à précoces et 41 demi-précoces à tardives – ont été testées, l’an dernier, en Basse et Moyenne Belgique. Les fruits de cette vaste expérimentation, complétés des enseignements des années précédentes, apporteront les informations indispensables pour composer le bouquet variétal, ce printemps.







C’est dès maintenant, au cœur de l’hiver, qu’il convient de réfléchir aux variétés de maïs adaptées à son parcellaire pour le printemps à venir. Ce choix s’effectue à l’aide de plusieurs critères qu’il faut associer, afin d’atteindre le compromis idéal selon les objectifs fixés.

Culture largement implantée dans notre paysage, le maïs se décline à travers une offre variétale particulièrement dense, justifiée par des conditions pédoclimatiques très diverses. Dans ce contexte, les essais mis en place par Varmabel jouent un rôle clé pour guider le choix des agriculteurs. À l’approche de la prochaine campagne de semis, Seed@bel et les expérimentateurs du nord et du sud du pays ont revu l’organisation et la mise en place de leurs réseaux afin de gagner en lisibilité.

La dessication du grain se poursuit, aidée par des conditions climatiques favorables. Et ce, d’autant que l’état sanitaire des variétés recommandées reste satisfaisant au niveau des épis.

Les conditions météorologiques rencontrées, particulièrement sèches, et la précocité des récoltes ont très largement freiné, voire bloqué, le potentiel développement des mycotoxines.

Les conditions climatiques généralement bonnes de la semaine dernière ont permis une augmentation de la teneur en matière sèche du maïs fourrage de l’ordre de 2 à 3 % en Ardenne.
Abonnez-vous à Le Sillon Belge
Voir l’offre d’abonnement