Blé dur : les dernières recommandations
Au niveau du développement, des écarts très marqués sont observés entre les différentes variétés de blé dur.

Pour les semis de mi-octobre, les variétés précoces, telles qu’Anvergur ou Rocaillou, commencent leur épiaison (BBCH 51), tandis que la plupart des variétés se situent au stade début de gonflement de la gaine (BBCH 41). Pour les semis de mi-novembre, les variétés atteignent maintenant le stade dernière feuille étalée (BBCH 39). Ce stade dernière feuille étalée est un stade clé, à la fois pour la protection de la culture mais aussi pour la nutrition azotée de la plante.
Pour les parcelles qui n’ont pas encore été protégées contre les maladies foliaires, il est désormais nécessaire d’intervenir sans tarder, car la dégradation des conditions climatiques favorise leurs progressions. Avec les précipitations de ces derniers jours, le risque de contamination des étages foliaires supérieurs par la septoriose est bien présent. De la rouille jaune est toujours observée dans certaines parcelles qui n’ont pas encore été traitées. Il est donc recommandé de réaliser un traitement quand la dernière feuille est bien étalée afin de préserver le potentiel de la culture et assurer une bonne alimentation des grains en fin de cycle.
Si ce n’est pas encore fait, la troisième fraction d’azote peut également être apportée sur les parcelles ayant atteint le stade dernière feuille étalée. Pour les parcelles ayant déjà reçu un troisième apport (il y a environ 15 jours) et qui approchent de l’épiaison (BBCH 55), une quatrième fraction, de l’ordre de 40 unités, peut être envisagée si la dose appliquée au stade dernière feuille a été réduite. Cet apport complémentaire en fin de montaison, à réaliser sous forme solide, vise surtout à augmenter la teneur en protéines du grain.
Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, vous pouvez contacter Rodrigo Meza (Cra-w) par mail wr.meza@cra.wallonie.be ou au 0471/49.07.27.
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