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Suivi des maladies en froment : début de floraison pour les plus précoces!

Les observations réalisées ce lundi 18 mai montrent que les parcelles se situent majoritairement entre le début du gonflement (BBCH 41) et la pleine épiaison (BBCH 59).

Temps de lecture : 3 min

Après une semaine de Saints de Glace bien marquée, des températures estivales sont attendues dès la fin de semaine et devraient se maintenir plusieurs jours. Ces conditions plus chaudes seront favorables à une reprise du développement des maladies foliaires, en particulier sur les variétés sensibles.

Le point sur les maladies

La septoriose est observée dans toutes les parcelles. Dans les situations les plus sévères, jusqu’à 95 % des F3 peuvent être touchées, avec environ 12 % de surface foliaire atteinte. Certaines parcelles restent toutefois peu impactées, avec très peu de symptômes. Cette situation s’explique notamment par des dates de semis plus tardives, des variétés plus tolérantes ou encore des cumuls de précipitations plus faibles.

La rouille jaune a été, en partie, lessivée par les pluies mais les foyers ont été marqués sur certaines variétés telles que Champion ou Celebrity mais aussi sur Su Horizon, Debian, Sy Revolution, Kws Sverre, Kws Sabrum, Lg Niklas…

La rouille brune pourrait devenir plus visible dans les prochains jours. Elle était actuellement observée dans la majorité des parcelles à des intensités très différentes, avec une présence plus marquée sur les variétés Debian, Sy Revolution, Kws Sverre, Kws Extase, Champion et Lg Niklas. Les pustules sont présentes sur plusieurs étages foliaires, notamment sur les F2 et F3 définitives, ce qui nécessite une surveillance de la maladie.

Quelques conseils

Si aucun traitement n’a été réalisé au stade 2e  nœud, il est conseillé d’envisager un traitement fongicide complet au stade dernière feuille entièrement déployée, afin de protéger la culture contre les maladies foliaires, principalement la septoriose et les rouilles.

Si les froments ont été traités au stade 2e nœud ou plus tôt, la culture a probablement atteint le stade épiaison. Il est donc temps d’envisager un second traitement afin de protéger les nouvelles feuilles ainsi que l’épi. Il est toutefois préférable d’attendre encore quelques jours afin que l’épi soit suffisamment dégagé pour être correctement protégé (et de privilégier le prothioconazole).

Si un traitement a été réalisé récemment au stade BBCH 39, il est recommandé d’attendre avant d’envisager un éventuel traitement relais (minimum 3 semaines après).

Une période sensible mais moins de risques

Les parcelles les plus avancées, actuellement entre la fin épiaison et la floraison, sont soumises à une période de sensibilité à la fusariose des épis. Les pluies enregistrées ces derniers jours ont pu engendrer un risque d’infection dans ces parcelles si l’inoculum était présent. Toutefois, les éventuels traitements réalisés récemment au stade épiaison ont permis de protéger les épis et contribuent à limiter ce risque.

Pour les autres parcelles, qui n’ont pas encore atteint ces stades sensibles, les conditions plus estivales annoncées pour les prochains jours ne devraient pas être favorables au développement de la maladie lors de l’épiaison et de la floraison à venir. La situation sera néanmoins réévaluée la semaine prochaine.

A. Nysten,

Cepicop, groupe « maladies »

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