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Les vaches et les veaux ont souffert de la chaleur

Les animaux d'élevage ont souffert pendant les fortes chaleurs avec, notamment, des veaux mort-nés et des décès avant le terme. «Les vétérinaires sur le terrain ont dû effectuer des vêlages et césariennes pour des veaux morts-nés. Des veaux naissent également avant le terme et donc la maturité du système respiratoire, ce qui engendre détresse respiratoire et des décès également», a expliqué Anne-Laure Michiels, chargée de communication de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA).

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En général, les organismes des animaux se concentrent à lutter contre la chaleur en buvant. Cela s'en est ressenti sur la production de lait. Les agriculteurs ont veillé en journée sur la ventilation, l'aménagement des parcours extérieurs, avec brumisateurs, et le décalage de l'affouragement le plus tard possible. En soirée, une attention particulière a été donnée à l'abreuvement, notamment.

En volaille et porcs, c'est surtout une attention particulière qui a été portée aux systèmes de ventilation dans les bâtiments.

Pour les cultures, l'impact a été variable depuis mai avec des levées irrégulières pour le maïs. Le froment n'a pas pu bénéficier de l'azote, les agriculteurs craignent une perte de rendement, et la qualité dans les prairies était bonne mais pas la quantité. L'escourgeon se portait plutôt bien.

«Cela entraine une 'course' à la paille. Les agriculteurs qui ont fauché, auront plus de mal à voir l'herbe repousser pour une deuxième ou troisième fauche. Donc le focus sera sur les pailles de céréales pour un peu compenser cette perte», explique Anne-Laura Michiels dans son communiqué.

Pour les intrants, les herbicides n'ont pas été efficaces. Le point positif de cette sécheresse, c'est que les agriculteurs économisent sur les fongicides car le risque de maladies est limité.

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