Un cas d’anémie infectieuse équine détecté
Le 10 août, un cheval à Lokeren (province de Flandre-Orientale) a été testé positif à l’anémie infectieuse équine (AIE). Parfois appelée fièvre des marais, il s’agit d’une maladie virale qui touche les chevaux et entraîne une détérioration chronique de leur état de santé, souvent accompagnée de fièvre. Il n’existe aucun traitement ni vaccin.

Cette maladie n’est pas transmissible à l’être humain, mais elle est contagieuse pour les autres chevaux. Afin d’éviter toute propagation, le cheval infecté doit donc être euthanasié. Les 87 autres équidés du centre équestre ont été placés en isolement et seront testés, souligne l’Afsca. Cette mesure ne pourra être levée que lorsque tous les chevaux auront été testés négatifs à deux reprises, avec un intervalle de trois mois entre les deux tests. Pendant cette période, aucun nouveau cheval ne pourra être introduit dans le centre équestre ou être déplacé de structure. Des mesures strictes de biosécurité ont également été mises en place dans l’établissement. Leurs propriétaires peuvent toujours venir leur rendre visite et s’en occuper. De plus, les stages et camps de poneys prévus cet été peuvent avoir lieu, mais doivent se dérouler dans le respect des mesures de biosécurité en vigueur.
Notons que cette maladie touche principalement les chevaux, mais également les ânes et autres équidés issus du croisement entre chevaux et ânes. La transmission se fait principalement par le sang, par l’intermédiaire de piqûres d’insectes (taons, mouches) ou de matériel contaminé (aiguilles). Les animaux infectés restent porteurs toute leur vie et peuvent continuer à en contaminer d’autres.
Situation en Belgique
Après la première détection d’un cas en Belgique en 2010, une quinzaine de cas ont été recensés entre 2011 et 2012. La situation est ensuite restée stable pendant plus de dix ans. En 2024, l’AIE a toutefois refait son apparition, avec trois malades confirmés. En 2025, deux autres cas ont également été détectés à Lokeren et à Harzé.
D’autres pays européens connaissent également plusieurs foyers d’AIE. L’Afsca rappelle dès lors que tout cheval qui franchit la frontière belge doit être accompagné d’un certificat sanitaire valide attestant que l’animal est en bonne santé. Une exception s’applique uniquement dans les provinces frontalières du Benelux
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