Colza d’hiver : toujours peu d’insectes jusqu’à présent

Les colzas les plus développés présentent actuellement des boutons dégagés des feuilles et sont donc vulnérables aux attaques de méligèthes.
Les colzas les plus développés présentent actuellement des boutons dégagés des feuilles et sont donc vulnérables aux attaques de méligèthes. - Appo

Comme prévu, les fréquentes averses, accompagnées ou non de vent, au cours de la semaine écoulée ont contrarié les vols d’insectes. Très peu de méligèthes et de charançons ont été capturés, voire aucun dans certains bassins.

La météo nous prédit un net réchauffement pour la fin de semaine avec des températures pouvant atteindre 20 ºC ce week-end, ce qui pourrait favoriser les vols d’insectes. Si le piège, par sa couleur jaune, est très attractif, il faut, en plus de l’observation des insectes piégés, regarder les plantes pour voir la présence d’insectes ravageurs (méligèthes et charançons de la tige).

Les colzas les plus développés présentent actuellement des boutons dégagés des feuilles et sont donc vulnérables aux attaques de méligèthes à la recherche de pollen dans les boutons. Si, au stade boutons accolés, le nombre moyen de méligèthes dépasse 3 à 4 par plante, un traitement insecticide sera envisagé.

Si le colza a souffert du gel et est plus faible ou retardé au niveau de son développement, il faut également observer la présence de méligèthes. Dans ce cas, un traitement est envisagé s’il y a un méligèthe par plante en moyenne, en comptant une quarantaine de plantes.

Il est inutile de traiter en l’absence d’insectes ou si les seuils ne sont pas atteints. Une vérification dans chaque parcelle de colza est indispensable. C’est le meilleur moyen de garder des solutions efficaces contre les insectes ravageurs, car le nombre de modes d’action des produits autorisés va se réduire.

La surveillance continue et sera renforcée lors des hausses de température annoncées.

Christine Cartrysse,

Appo, Cepicop

Michel De Proft,

Cra-w