Le manque de plants pourrait limiter la croissance de la superficie en pommes de terre

Malgré des prix de contrats en hausse sur le continent pour les variétés à destination  de la transformation, la superficie 2019 de la zone NEPG ne peut pas augmenter  beaucoup plus dû au manque de plants.
Malgré des prix de contrats en hausse sur le continent pour les variétés à destination de la transformation, la superficie 2019 de la zone NEPG ne peut pas augmenter beaucoup plus dû au manque de plants. - DJ

La récolte 2018 dans les « cinq grands » (UE-05) était inférieure de 17,8 % à celle de l’année précédente. En première partie de saison de conservation il y a eu de nombreux problèmes de qualité et de conservation liés aux phénomènes de rejets (vitreuses, flottantes, sacs d’eau, pourries…) en variétés sensibles. La majeure partie des lots de moins bonnes qualités ou à risques ont été transformés avant la Noël. Le reste des pommes de terre en stock est généralement de bonne qualité, même si certains problèmes de qualité (pourriture sèche ou humide, germination) sont signalés.

La période de plantation sera critique

Le NEPG s’attend à ce que le niveau élevé actuel des prix se maintienne tout au long de l’hiver et du printemps. Le début des plantations pourrait cependant changer l’ambiance du marché en avril. Si, en raison des conditions météorologiques, les plantations dans le Nord-ouest de l’Europe sont tardives, la situation du marché pourrait changer car les producteurs doivent approvisionner l’industrie de transformation plus longtemps à partir des stocks inférieurs existants. Un printemps très précoce pourrait mettre le niveau élevé des prix sous pression. À l’heure actuelle, des cours à 30,00 €/q semblent être le prix minimum sur le marché libre continental.

Le NEPG constate pour les 4 pays continentaux un manque de plants de pommes de terre, principalement pour les variétés de transformation. Sans contrat signé, il peut être très difficile d’obtenir des plants pour un producteur individuel. Malgré des prix de contrats en hausse sur le continent pour les variétés à destination de la transformation, la superficie 2019 de la zone NEPG ne peut pas augmenter beaucoup plus dû au manque de plants. Des variétés à double fin du marché du frais ou même de l’industrie de l’amidon pourraient être utilisées pour la transformation. Cela a déjà été le cas au cours des derniers mois afin de répondre aux besoins des transformateurs en raison des faibles rendements en 2018.

Dans certains pays, comme la France, les expéditions (Sud de l’Europe, Europe de l’Est) sont dynamiques, même s’il est plus difficile d’exporter en raison des prix élevés.

L’été 2018 a été particulièrement sec et chaud et de nombreux producteurs (sauf en Belgique où il y a peu d’irrigation) ont dû irriguer leurs champs. Cela fait déjà 3 années consécutives que les réserves et le niveau des eaux souterraines dans tous les pays du NEPG sont inférieurs à la moyenne sur 10 ans. S’il ne pleut pas ou ne neige pas de manière importante dans les 2 prochains mois, la réserve d’eau nécessaire risque à nouveau d’être insuffisante pendant la prochaine saison de croissance.

Prix des contrats 2019-2020 en augmentation

Dans tous les pays, les prix des contrats ont augmenté, le plus souvent entre 10 et 30 % (selon l’acheteur, la variété, le débouché, la période de livraison…) mais les coûts de production ont également augmenté. Non seulement le prix des plants est beaucoup plus élevé, mais les coûts de l’énergie, des engrais et des produits phytos sont également plus élevés que la saison dernière.

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