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Des chercheurs belges craquent l’ADN d’abeilles résistantes au varroa

Des chercheurs belges ont craqué le code génétique d’abeilles résistantes au parasite varroa destructor, une espèce d’acarien qui constitue l’une des plus grandes menaces de l’abeille domestique.

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Ce parasite mortel se révèle en effet impuissant face à certaines populations d’abeilles. En croisant ces espèces, un traitement médicamenteux n’est plus nécessaire pour protéger les abeilles européennes et les rendre résistantes face au parasite d’origine asiatique. Cette découverte est publiée vendredi dans la revue scientifique « Scientific Reports ».

Le varroa destructor vit à l’origine aux dépens de l’abeille asiatique, qui résiste à ses assauts. L’acarien est cependant arrivé en Europe en 1975 et les abeilles domestiques du Vieux Continent ne s’y sont pas adaptées, demeurant vulnérables.

Combattre le parasite par médication prend du temps. Les apiculteurs laissent s’évaporer de manière contrôlée une solution d’acide oxalique qui tue les parasites accrochés aux abeilles. Les émanations du produit sont toutefois dangereuses pour l’homme, tandis qu’une petite partie des parasites survit au traitement.

Des chercheurs de l’Université de Gand ont néanmoins trouvé une autre solution : ils ont découvert dans le code génétique des abeilles ce qui les rend résistantes. « Nous pouvons donc désormais mener des analyses en laboratoire pour reproduire des profils favorables », s’enthousiasme le directeur du centre de recherche gantois Honeybee Valley, Dirk De Graaf.

Belga

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