Accueil Betteraves

Betteraves sucrières: secteur sucre en souffrance

Le groupe européen à haut niveau sur le secteur sucre s’accorde sur l’incapacité des mesures de marché classiques à contrer les difficultés rencontrées depuis la suppression des quotas, mais se montre divisé sur deux dossiers.

Temps de lecture : 2 min

Le groupe à haut niveau sur le sucre, dont les conclusions ont été présentées ce lundi par la Commission européenne aux ministres de l’Agriculture de l’UE, reconnaît que les mesures de marché habituelles n’ont pas permis de faire face aux difficultés rencontrées par le secteur depuis la suppression des quotas. S’ils convergent sur plusieurs points, les experts nationaux sont divisés sur le recours aux aides couplées pour la betterave et aux autorisations d’urgence pour les néonicotinoïdes.

Les pays qui accordent des soutiens couplés pour la betterave – Pologne, Roumanie, Italie, Grèce, Tchéquie, Finlande, Espagne, Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Croatie – jugent ceux-ci essentiels, tandis que six qui ne les utilisent pas (Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark, Royaume-Uni) en dénoncent les effets de distorsion de concurrence. Le groupe à haut niveau demande dès lors à la Commission européenne de suivre de près la mise en œuvre de cet instrument en vue d’atténuer ses éventuels effets de distorsion.

Les autorisations d’urgence pour l’emploi de néonicotinoïdes sont défendues par six États membres (Belgique, Tchéquie, Finlande, Pologne, Espagne, Roumanie), alors que la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, qui les ont interdits, en dénoncent, là aussi, les effets de distorsion de concurrence. La Commission souligne que les experts lui recommandent de contrôler de manière stricte ces autorisations et d’engager des procédures judiciaires, si cela se justifie, tout en invitant toutes les parties intéressées à intensifier les activités de recherche et d’innovation en vue de mettre au point des solutions de substitution appropriées.

A lire aussi en Betteraves

«Ce sont la production, la qualité et la consommation qui devrait déterminer comment se comporte le marché»

Betteraves À l’heure où nous nous affairions à mettre en terre les graines colorées qui, dans six mois, nous apporterons l’une des principales matières agricoles, le sucre, j’échangeais avec Erwin Boonen, directeur des matières premières à la Raffinerie Tirlemontoise, sur les marchés et les perspectives de cette denrée… pas rare mais pour le moins précieuse aux yeux des cultivateurs et qui devrait sans doute l’être davantage pour les consommateurs et spéculateurs.
Voir plus d'articles