Accueil Maraîchage

L’Allemagne interdit l’entrée des saisonniers étrangers

Malgré l’opposition des organisations agricoles du pays, l’Allemagne a interdit l’entrée sur son territoire des travailleurs saisonniers étrangers.

Temps de lecture : 1 min

« Ces limitations sont indispensables pour ralentir la propagation de l’infection », a expliqué le porte-parole du ministère allemand l’Intérieur. Cette interdiction s’applique notamment à la Roumanie et la Pologne, qui fournissent le plus gros contingent de travailleurs saisonniers dans les exploitations agricoles allemandes.

« En ce moment, nous n’avons que dix travailleurs saisonniers. Or nous aurions besoin de soixante personnes à temps plein pour tout ramasser », déplore Thomas Syring, exploitant agricole de Beelitz, une localité située près de Berlin et connue pour ses asperges. « La situation est très tendue pour nous autres, agriculteurs », raconte celui dont les champs sont pratiquement vides depuis plusieurs jours. Seuls quelques saisonniers arpentent çà et là son exploitation de 900 ha, s’attelant à préparer la récolte des asperges, les recouvrant de bâches blanches, avant leur sortie de terre, prévue dans les prochains jours.

L’Allemagne accueille chaque année près de 300.000 saisonniers étrangers pour son secteur agricole, totalement dépendant de cette main-d’œuvre, selon Udo Hemerling, secrétaire général de la DBV, principale organisation agricole du pays.

A lire aussi en Maraîchage

«Le Bar à bottes» fait chanter les légumes

Maraîchage À Meux, dans le calme ouvert des terres cultivées, un conteneur posé à même le champ semble d’abord n’être qu’un détail dans le paysage. C’est pourtant là que Florence Jacques a choisi d’installer son « Bar à bottes », une micro-ferme maraîchère en agriculture biologique, où, semaine après semaine, se tisse une relation directe entre celle qui cultive et ceux qui viennent récolter. Derrière la sobriété du lieu se laisse entrevoir une ambition plus profonde : faire coexister une exigence écologique, une économie fragile et un rapport renouvelé au vivant, dans une recherche patiente d’équilibre, où s’éprouve une autre manière d’habiter le métier d’agricultrice.
Voir plus d'articles