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En Flandre, une prime pour la fin des élevages d’animaux à fourrure et du gavage des oies

Une compensation financière sera accordée aux propriétaires d’élevages d’animaux à fourrure et aux producteurs de foie gras qui sont contraints de mettre fin à leurs activités d’ici le 30 novembre 2023, a annoncé vendredi le ministre flamand du Bien-Etre animal Ben Weyts.

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Le parlement flamand avait donné en mars 2019 son feu vert unanime à un décret interdisant l’élevage d’animaux à fourrures et le gavage d’oies et de canards destiné à la production de foie gras en Flandre.

La Région compte encore seize élevages d’animaux à fourrure - qui abattent chaque année quelque 200.000 bêtes - et un producteur de foie gras, installé à Bekegem, en Flandre occidentale.

M. Weyts a décidé de leur octroyer une indemnité d’un montant total de dix millions d’euros pour compenser la fin de leurs activités. Le montant diminuera au fil du temps à partir de 2021, afin de convaincre ces entreprises de fermer le plus rapidement possible.

«Nous disons pas à pas au revoir à des pratiques obsolètes qui violent le bien-être des animaux», a expliqué M. Weyts dans un communiqué.

«Après l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, nous mettons également un terme à l’élevage des fourrures et à la production de foie gras par gavage. La Flandre joue un rôle de pionnier international en matière de bien-être animal», a ajouté le ministre nationaliste.

L’élevage d’animaux pour la production de fourrure a été interdit ces dernières années en Région wallonne (2015) et dans la Région de Bruxelles-Capitale (2017), mais il s’agissait à chaque fois d’une interdiction symbolique puisque aucune ferme d’élevage d’animaux à fourrure n’est établie ni en Wallonie ni à Bruxelles.

Le gavage, qui consiste à faire ingurgiter par la force un excès d’aliments, n’est pas interdit en Wallonie.

(Belga)

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