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Les arrachages de pommes de terre: limiter les coups!

Les arrachages en vue de stockage se poursuivent aussi vite et bien que possible en fonction des conditions rencontrées localement.

Temps de lecture : 3 min

Au début de la semaine, la Fiwap estimait à quelque 50 % les surfaces restant à arracher dans le pays. Avec les PSE très élevés, faites monter le plus de terre possible sur la première chaîne d’arrachage (voire la seconde) afin de limiter les coups ! Les protections (matelas fond de benne et brise chutes) sont d’autant plus importantes qu’il y a moins de terre ! Les hauteurs de chute sur toute la chaîne d’arrachage, réception, déterrage, mise en tas, doivent être évitées au maximum. Les mousses de protection servent à protéger les tubercules des parois du déterreur, des zones de chutes et de raccords entre tapis, des bords de bandes transporteuses, etc.

Entre 2 bennes, ne videz jamais le déterreur complètement afin de limiter les coups et endommagements, recommande la Fiwap. Évitez les angles droits entre bandes transporteuses. Maintenez un flux régulier de pommes de terre, et partout où cela est possible, qu’elles «s’écoulent au lieu de tomber et sauter»… La sauterelle ne doit pas rester en position fixe afin d’éviter la formation de cônes de terre dans le tas qui rendent ensuite la ventilation plus compliquée et moins précise.

Plus la température est basse, plus les tubercules sont sensibles aux coups et endommagements mécaniques qui sont aussi des portes d’entrée pour les maladies.

Mise en stockage

Les lots douteux ou à problèmes ne peuvent pas rentrer dans le fond des hangars! Les éventuelles zones à problèmes aux champs ne doivent pas être arrachées ou doivent du moins être stockées distinctement où à l’entrée des bâtiments. D’où l’importance de déterminer la qualité, parcelle par parcelle !

Les températures remontent. Dès que les arrachages sont réalisés à des périodes et/ou des jours différents, intervient le risque d’un écart de température entre différentes parties d’un même tas, et donc des problèmes de condensation entre zones « froides » et zones « chaudes ».

Il est donc important, dès les premières nuits, de ventiler en interne (volets d’entrée d’air fermés, portes et volets de sortie ouverts ou entrouverts). La cicatrisation se fait 2 fois plus vite à 18°C qu’à 12°C (respectivement 14 et 30 jours).

Contrairement à la marchandise de bonne qualité, les tubercules des zones problématiques aux champs qui seraient néanmoins récoltés doivent impérativement être stockés distinctement où à l’entrée des bâtiments!
Contrairement à la marchandise de bonne qualité, les tubercules des zones problématiques aux champs qui seraient néanmoins récoltés doivent impérativement être stockés distinctement où à l’entrée des bâtiments! - Fiwap

Ne refroidissez pas vos pommes de terre trop vite, car il peut encore y avoir des moments (trop) doux à la fin octobre et en novembre, voire en décembre, rendant alors la ventilation impossible, ou du moins difficile si la température des tubercules est inférieure à celle de l’air extérieur!

En cas de lots à problèmes (vitreuses, tubercules secondaires non cicatrisés, pommes de terre blessées (chaque éraflure, blessure ou coupure est une porte d’entrée pour les maladies!), le séchage se fera avec un canon à chaleur. Celui-ci permet de réchauffer l’air plus froid que les pommes de terre, de maintenir celles-ci à une température suffisamment élevée pour une bonne cicatrisation, tout en séchant vos précieux tubercules.

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