Investissements verts: et l’agriculture?

Investissements verts: et l’agriculture?
J.V.

Le projet de texte vise à établir des critères techniques de sélection pour déterminer les conditions dans lesquelles une activité économique peut être considérée comme contribuant de manière substantielle à l’atténuation du changement climatique ou à l’adaptation au changement climatique et pour déterminer si cette activité économique ne cause aucun préjudice significatif à l’un des autres objectifs environnementaux.

D’un point de vue agricole, l’exécutif souligne que le secteur peut jouer un rôle central dans l’atténuation du changement climatique, tout en offrant des avantages en matière d’adaptation. Les critères techniques de sélection pour le secteur agricole devraient donc, souligne le projet, « refléter ce double rôle, en tenant compte des longs délais nécessaires pour que les avantages climatiques se concrétisent, en particulier pour maximiser et maintenir le potentiel de puits de carbone des terres, et du fait que les mesures les plus efficaces doivent être déterminées dans un contexte spécifique ».

Utilisation de la biomasse

Des ONG, telles que WWF et Greenpeace, ont critiqué ces propositions qui, estiment-elles, « ouvrent la porte au financement des gaz polluants, de la bioénergie et des voitures en les classant comme « durables » ». Elles dénoncent notamment le fait que les critères mis sur la table « ne limitent pas l’utilisation de la biomasse pour l’énergie à la combustion de déchets et de résidus, et continuent à soutenir l’utilisation d’arbres entiers et de cultures ».

La consultation publique est ouverte jusqu’au 18 décembre. Ensuite la Commission prendra en compte les réactions reçues avant de finaliser les actes délégués que le Parlement européen et le Conseil auront deux mois pour examiner. Sans objection de leur part, ceux-ci s’appliqueront à partir du 1er  janvier 2022.

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