Maladies en escourgeon: niveau d’infection faible

La rhynchosporiose, l’helminthosporiose (ci-dessus) et la rouille naine sont observées sur les parcelles mais le niveau d’infection est faible et ne nécessite pas de traitement.
La rhynchosporiose, l’helminthosporiose (ci-dessus) et la rouille naine sont observées sur les parcelles mais le niveau d’infection est faible et ne nécessite pas de traitement. - CePiCOP

Seules les parcelles les plus précoces qui ont atteint le stade « 1er nœud » (BBCH31) et sur lesquelles on observe une pression en maladies significatives, pourraient nécessiter un traitement mais cette situation n’est pas encore observée dans le réseau. Il ne faut pas systématiquement effectuer un traitement de montaison et il est nécessaire d’aller observer l’état sanitaire de la culture à ce stade avant tout traitement. Il est conseillé de privilégier un fongicide à base de triazole voire une strobilurine en mélange avec un triazole pour le traitement de montaison. En présence faible de maladies et/ou de marché défavorable, on pourrait se contenter d’une dose réduite de fongicide à ce stade. Une surveillance pour les prochains jours est donc recommandée pour les variétés sensibles qui nécessiteraient un traitement de montaison.

Pour lutter contre les maladies fongiques de l’escourgeon, un traitement unique au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) est la solution généralement la plus adaptée.

Le choix du schéma de traitement fongicide appliqué doit être réfléchi en fonction de la variété emblavée. L’efficacité des SDHI n’est plus assurée face aux populations d’helminthosporiose résistantes. Parmi les produits à base de SDHI, les produits qui contiennent une strobilurine donnent les meilleurs résultats. Face à ce problème, le Fandango composé d’un triazole et d’une strobilurine semble rejoindre le niveau des produits à base de SDHI. Il est efficace contre la rouille naine mais son efficacité reste médiocre dans la lutte contre la ramulariose. Contre la rouille et la rhynchosporiose, l’efficacité des SDHI n’est pas remise en question. En présence de ramulariose, le mancozèbe pourrait encore être une alternative très temporaire (retrait du marché de l’Union européenne prévu pour 2021) au chlorothalonil, que ce soit en association aux SDHI, triazoles ou strobilurines. Il faudra ensuite se pencher vers d’autres solutions d’avenir telles que le mefentrifluconazole.

A. Legrève, A. Nysten,

Groupe « maladies »

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