Le gel printanier en Europe: les grandes cultures peu affectées…

Concernant la culture de colza en Europe, dont les prix se sont envolés la semaine dernière, le service Mars vient de réviser à la baisse ses estimations de rendements à 3,19 t/ha, contre 3,26 t/ha.
Concernant la culture de colza en Europe, dont les prix se sont envolés la semaine dernière, le service Mars vient de réviser à la baisse ses estimations de rendements à 3,19 t/ha, contre 3,26 t/ha. - M. de N.

Comme il est encore tôt dans la saison, les impacts négatifs sur les cultures annuelles devraient avoir été très limités et, dans quelques cas seulement, ont conduit à une révision à la baisse significative des prévisions de rendement, comme pour le colza et le blé dur en France et plusieurs cultures en Italie (blé tendre, blé dur et orge d’hiver). C’est en tout ce qui ressort du récent rapport publié par Mars.

La récolte dans l’Hexagone est prévue à 3,12 t/ha pour le colza (-2,9 % par rapport à la moyenne quinquennale), 5,28 t/ha pour le blé dur (+1,7 %).

Concernant les rendements européens, le service Mars révise à la baisse ses estimations principalement sur le blé dur à 3,47 t/ha (contre 3,60 t/ha le mois dernier), le colza à 3,19 t/ha (contre 3,26 t/ha) et l’orge d’hiver à 5,83 t/ha (contre 5,88 t/ha).

Mais un scénario cauchemardesque pour les vignes en France

Les conséquences de ce coup de froid sont par contre nettement plus graves du côté des vignes.

Chez nos voisins d’outre Quiévrain, la chute de la production de vin à la suite du gel pourrait atteindre 15 millions d’hectolitres (Mhl) cette année, soit une baisse d’environ 30 %.

Vigne sous le gel en hiver... mais lorsque le coup de froid survient au printemps après des températures anormalement élevées, les conséquences peuvent s’avérer dramatiques!
Vigne sous le gel en hiver... mais lorsque le coup de froid survient au printemps après des températures anormalement élevées, les conséquences peuvent s’avérer dramatiques!

Le niveau de la vendange se retrouverait à 32 Mhl, au-dessous des 36,7 Mhl de 2017, année également marquée par le gel. En 2020, millésime très favorable sur le plan de la météo, la récolte avait atteint 46,7 Mhl.

D’après les premières estimations de la filière, les régions les plus touchées par le gel de début avril ont été l’ensemble Bourgogne-Beaujolais-Jura, avec des pertes pouvant atteindre 50 %, puis le Languedoc-Roussillon avec des pertes de 40 %. Les régions les moins touchées seraient l’Alsace et le Cognaçais, avec entre 10 et 20 % de pertes.

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