L’horticulture comestible ou la recherche de plus-value !

L’horticulture comestible ou la recherche de plus-value !

Par contre, l’angle de travail est bien différent: les surfaces cultivées sont plus réduites et les débouchés doivent être davantage sécurisés, comme l’expliquent Bernadette Vromman et Jean-Yves Vancompernolle de la Ferme des Grands Près, à Liberchies, qui pratiquent et font cohabiter agriculture et maraîchage (dans le supplément Rula de juin 2021). Un état de fait que relève également Marc Schaus, chargé de mission «horticulture comestible» au Collège des Producteurs: «Les surfaces occupées par les fruits et légumes frais sont généralement limitées mais les niveaux de rentabilité atteints sont largement supérieurs à ce qui est observé dans les filières classiques de grandes cultures».

En effet, l’horticulture peut être rentable et pourvoyeuse d’emplois comme le démontre le projet de Denis Morsomme de la Microferme du Ponceret, à Bastogne. Néanmoins, comme le précisent les acteurs rencontrés et Marc Schaus, «ce constat ne doit pas masquer la complexité du secteur et les difficultés vécues par les arboriculteurs et maraîchers ». Le besoin important en personnel, les problèmes liés à la transformation et à la commercialisation, la gestion des invendus ou de la clientèle sont des éléments qui ne peuvent être négligés, que l’on soit bien établi ou en passe de s’installer.

Chaque horticulteur porte un projet qui lui ressemble. Qu’ils proviennent de la nécessité d’agir et de proposer des produits originaux comme pour Marguerite de Crayencour du Jardin des Sens, d’un besoin de retour à la terre plus stratégique comme à la ferme des Grands Prés ou de l’envie de créer un écosystème agronomique et économique comme à la ferme du Ponceret ; tous ont pour point commun la recherche de plus-value.

D. Jaunard

Le direct

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