Au pied du mur climatique
« Un chiffre alarmant ». C’est en ces termes que le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a commenté l’estimation de la Banque européenne d’investissement (BEI) sur les pertes agricoles liées au dérèglement climatique. Chaque année, l’UE verrait s’évaporer plus de 28 milliards € de productions, dont la moitié imputable à des événements climatiques extrêmes. Et les projections à l’horizon 2050 sont encore plus préoccupantes.

Face à cette spirale, l’Europe ne peut plus se contenter de réparer les dégâts. Il faut repenser en profondeur la manière dont elle protège, finance et transforme son agriculture. Christophe Hansen a fixé un cap en affirmant que les agriculteurs ont besoin « d’assurances plus abordables, d’un accès aux investissements pour l’adaptation au changement climatique et d’une Pac réactive ». Trois piliers pour une nouvelle stratégie.
Car aujourd’hui, seule une minorité des pertes climatiques est couverte par une assurance, souvent jugée inadaptée...
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