Accueil Le direct

Le château de Harzée à Liège achète 20 nids d’hirondelles artificiels

Le château de Harzée, situé en province de Liège, a acheté 20 nids d’hirondelles artificiels. En début de semaine, des nids d’hirondelles, espèce protégée, ont été détruits illégalement dans le château. Selon un guide nature, une cinquantaine auraient été détruits; le château, lui, confirme la destruction de quatre nids.

Temps de lecture : 2 min

La direction du château de Harzée souligne dans son communiqué que la «destruction est le fruit d’une initiative individuelle (...) à laquelle elle se serait opposée avec vigueur».

En réponse à la polémique, le château a ainsi acheté 20 nids d’hirondelles artificiels afin de «réduire au maximum les conséquences actuelles pour les hirondelles délogées». La direction annonce également qu’elle prendra en charge l’achat de 30 nids supplémentaires, qui seront à la disposition de l’asbl Amis de la Nature et de la population locale.Une réunion est prévue mardi soir avec les associations de défense de la nature, dont Natagora, les autorités communales et la commission des Monuments et Sites afin de réfléchir à des mesures d’urgences mais aussi à une politique sur le long terme.

Les hirondelles sont protégées dans toute la Belgique. «Cela signifie, aux yeux de la loi, qu’on ne peut détruire ni les nids ni les individus», explique Antoine Derouaux, ornithologue pour Natagora. La population de ces oiseaux protégés décline en Belgique en raison de la perte de leur habitat mais aussi de leur nourriture, les insectes, à cause de la pollution atmosphérique et de l’utilisation de pesticides, précise M. Derouaux. Une plainte a déjà été déposée contre le château pour la destruction des nids. Par ailleurs, un PV sera dressé, a indiqué un porte-parole du ministre wallon de la Nature, René Collin.

A lire aussi en Le direct

L’agriculture sociale s’invite au parlement wallon : du lieu de production à l’espace de reconnaissance

Politique Il aura fallu des années de pratiques discrètes, parfois fragiles, souvent bricolées, pour que l’agriculture sociale accède enfin à la scène parlementaire. Longtemps cantonnée aux marges du monde agricole comme de l’action sociale, cette forme d’accueil en ferme, à la croisée du soin, de l’insertion et du lien au vivant, s’est imposée, presque malgré elle, comme une réponse concrète à des failles de plus en plus visibles du modèle social contemporain. Burn-out, détresse psychique, isolement, décrochage : ce sont ces trajectoires cabossées que des agriculteurs wallons ont choisi d’accueillir, loin des protocoles et des injonctions à la performance.
Voir plus d'articles