L’élevage face au risque d’une transition climatique à contre-sens
Délocalisé au Comité européen des régions, l’intergroupe « élevage durable » a posé, la semaine dernière, une question qui dépasse largement la seule agronomie : quel cadre politique peut permettre aux producteurs européens de rester à la pointe d’un élevage à faibles émissions, sans décrocher économiquement ni vider les campagnes ? Au fil des interventions des élus et des scientifiques, une même tension s’est imposée : réduire les émissions, oui, mais sans déplacer la production ni construire la transition sur l’incertitude, là où celle-ci exige du temps long, de la cohérence et de la confiance.

En ouvrant l’assemblée, Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne et membre du Comité européen des régions, n’a pas choisi a posture défensive. Il est parti d’un fait, presque brut, qui a servi de point d’appui à l’ensemble de son raisonnement : « La Bretagne, c’est 3,5 millions d’habitants… et nous sommes en capacité de produire pour nourrir 20 millions de personnes ».
La Bretagne, un territoire qui nourrit au-delà de ses frontières...
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